SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

4 juin 2017

URIEL – MAI 2017


Je suis Uriel, ange de la Présence et Archange du Retournement. Bien-aimés enfants de l'Unique, me voici à nouveau avec vous au sein de la Théophanie et de mon Blanc afin de vous entraîner là où vous êtes de toute éternité. Au travers de mes mots et au travers de la vibration, nous allons ensemble accueillir la Vérité et chanter le chant du Silence, en votre temple et en votre demeure, là où je demeure et là où demeure l'ensemble des mondes. Vous êtes le monde en étant la Voie, la Vérité et la Vie, et c'est à cela que je m'adresse, en votre temple, en votre demeure.

Ainsi, l'Éternité se lève et déploie sa blancheur en votre Présence, en votre humilité. Ainsi, ensemble, unis par le coeur et libérés par le coeur, tous ensemble ici sur cette terre, nous chantons le chant de la délivrance, celui de l'ultime basculement et retournement, vous amenant à conscientiser et à installer votre éternité ici même, là où vous êtes en ce monde. Alors aimé de l'Un, aimé de l'Unique, se réveille en toi le Serment et la Promesse, te donnant à voir et à vivre ce que tu as toujours été, et non plus ce que tu as cru être au sein de ce monde.


Bien-aimé enfant de l'Unique, je t'invite à te rejoindre là où je me tiens, afin de découvrir la beauté de ton éternité. Non plus seulement en quelque occasion, non plus seulement au moment où les voiles se soulèvent, mais en l'état où plus aucun voile ne peut venir altérer ta blancheur et ta beauté.

Écoute, écoute ce que te dit ton coeur, écoute ce que je te dis, écoute ce qui se vibre en ton être intérieur, là où l'Éternité est présente, là où l'Éternité n'a jamais pu disparaître ni même s'effacer devant ta gloire et devant ce que tu es. Alors aimé de l'Un, entends, entends et écoute le chant de la délivrance qui se déroule en ton être, en ce moment même.

Viens avec moi là où ensemble, dans la ronde de l'Amour, seule la Liberté est le chant qui peut s'exprimer. Regarde, regarde et perçois l'intensité de ta vérité, l'intensité à nulle autre pareille de l'Amour éternel, celui qui ne souffre ni restrictions, ni limites, ni disparition.

Aimé de l'Un, élève-toi en ton coeur, là où le Silence règne, là où la beauté est sans partage, là où l'Amour et la Lumière se conjuguent en toute forme, en toute manifestation, comme en toute essence. Là où chantent le Choeur des Anges et le Verbe de l'Esprit, qui te donnent à vivre le Feu de la consumation, celui des illusions, celui des souffrances, et celui de ce qui ne fait que passer.

Alors aimé de l'Un, entends, entends la Vérité, entends la Vie qui chante en le silence de ton coeur. Laisse-toi approcher, laisse-toi dévoiler, sans crainte et sans regret, car ici se trouve la seule vérité qui met fin à toute soif, qui met fin à toute quête. Je t'invite à être ce que tu as été, ce que tu es et ce que tu seras, au-delà de ce monde, au-delà de ses enfermements et au-delà de toute ombre.

Aimé de l'Un, reçois la bénédiction de l'Esprit, la bénédiction de l'Esprit saint, la radiation de l'Ultraviolet et le Serment et la Promesse de la Source qui se dévoile en ce temps, en tout temps de ton éphémère.

Accueille et recueille le cadeau de la vie, le cadeau de l'Éternité, le cadeau qui t'est dû, et entends ce que je te dis. Entends ce que dit ton Esprit, n'écoute pas les fariboles de ce qui ne fait que passer et qui n'a aucune substance au coeur de ton éternité, et qui ne représente, quelles qu'en soient les joies de ce monde, l'illusion qui est perdue et qui est remplacée par la réalité et la transcendance de ta vérité.

Ici, en ce temps, ici, en cet endroit, en ton coeur comme en chaque coeur de la même façon, et avec la même intensité et la même égalité, se vit l'Unique de l'Unité, se vit l'Unique de la Vie, te donnant à dire : « Je suis la Voie, la Vérité, et la Vie. Mon Royaume n'est pas de ce monde et pourtant je suis présent en éternité sur ce monde. Tout est accompli. Je n'ai rien à accomplir d'autre que d'être là, présent et silencieux. » Ne dépendant de rien, ne dépendant d'aucun connu, ne dépendant même pas de ce qui t'est inconnu, car c'est ce que tu es en vérité.

Et en vérité je te le dis, par la rencontre avec la Source se déploie en toi la majesté de l'Amour manifesté, prenant sa source en amont, là où tu te tiens, en la Demeure de Paix Suprême, en la demeure d'Éternité, là où ta Présence rejoint l'Absence, là où se dissout ce qui ne peut persister, ce qui ne peut demeurer, car n'étant pas vrai.

Et toi, toi là-dedans, toi au milieu de tout ça, tu es le Vrai et l'Unique, ne dépendant d'aucune circonstance, ne dépendant d'aucune forme ni d'aucune idée. Simplement là, présent et immobile, au milieu du Choeur des Anges retentissant en tes oreilles, élevant ton âme et la consumant d'un Amour sans fin, celui de l'Esprit révélé, celui de l'Esprit de Vérité ; l'Esprit et le Paraclet sont là, en toi.

Le Christ a peut-être déjà frappé à ta porte, Il s'est installé, et Il émerge. Il se révèle, et t'amène la foi et non plus l'espérance. La foi de la Vérité, la fin de l'Illusion, la fin de toute souffrance. Alors laisse-toi enchanter par la Vérité et par la beauté. Laisse-toi magnifier par la Présence de ce que tu es. Toi, Fils Ardent du Soleil, enfant de la Lumière et enfant de la Vérité, je t'invite.

Alors réponds à ce qui t'est proposé, à ce qui t'est offert, en te donnant toi-même en toute illusion pouvant persister, tu trouves alors la liberté de l'être comme la liberté du non-être, ne faisant aucune différence, avec la même intensité et la même puissance de l'Amour révélé au sein du Blanc de ma Présence. Je t'invite, car tu y es convié, au banquet, non plus du ciel et de la Terre mais au banquet de l'Ascension, là où tout se déroule dans la légèreté, là où tout ce qui est lourd s'efface et s'éteint.

À toi de voir, à toi de répondre, à toi de dire « oui ». À toi, je parle depuis ton coeur, je parle depuis ce que tu es, t'appelant avec le Christ et te suppliant d'être toi-même. Tu ne risques rien, car comment ce qui est éternel pourrait risquer quoi que ce soit, si ce n'est d'être la beauté et la Vérité ?

Alors, aimé de l'Un, je t'invite à me rejoindre en le temple de la sérénité, en le temple de la Vérité. Nous sommes là, ensemble, nous sommes là, toi et moi, en l'espace qui n'en est pas un, en le temps qui n'est pas encore né. Là se trouve notre vérité, à savoir et à vivre que tu es ce que je suis et que je suis ce que tu es, pour faire le miracle d’une seule chose, pour faire le miracle de la communion perpétuelle et éternelle, chantant l'Amour, chantant la Vie, chantant la Présence et chantant l'Absence dans le même couplet, celui qui énonce l'ardence de la Lumière, l'ardence du Feu d'Amour qui se déploie en ce moment sur la Terre comme en ton corps fait de la terre, qui n'est pas ton corps de vérité mais ton corps de passage.

Ta matière, regarde-la. Elle s'élève et se transforme en ce qui est beaucoup plus léger, beaucoup plus transparent et beaucoup plus évident.

Alors, rejoignons-nous au sein de l'Évidence, là où ne se pose aucune question, là où ne peut émerger aucun doute, et où la foi s'installe d'elle-même. Cette foi n'est pas axée sur un quelconque futur parce que là où tu es, il y a tous les temps possibles et tous les espaces possibles. En la Théophanie que tu vis dorénavant chaque jour, je t'invite à te rejoindre, je t'invite à voir, à entendre et à écouter le Serment et la Promesse de la Source, te préparant et te rendant perméable en totalité à l'accueil de notre Mère à tous, à l'accueil de celle qui demeure en ton coeur.

Ici, ici et maintenant, nous sommes en le Vrai, en l'Éther de Vérité. Écoute, entends et vois ce qui se déroule. Entends et sens ce qui se vit en toi. Perçois la Vie Une. Perçois ce flot et ce flux d'Amour qui jamais ne peut se tarir, qui jamais ne peut se restreindre, qui jamais ne peut limiter ce que tu es.

Aimé de l'Un, je t'invite au recueillement, je t'invite à la prière et à l'action de Grâce, je t'invite au pardon de tout ce qui ne fait que passer. Je t'invite à ne pas être arrêté par ce qui passe et trépasse, je t'invite à demeurer là où justement rien ne s'arrête jamais, car rien n'a jamais commencé et rien ne finira jamais. Là est ta base, là est ton devenir, là est ta Présence.

Alors ensemble, je communie à chacun de toi, dans le Blanc de ta Présence. Toi, qui es là, rejoins-toi là où je me tiens pour te tendre les bras et le coeur, te reconnaissant comme digne enfant de la Source, comme digne Fils Ardent du Soleil que tu es.

Le Christ vous l'avait dit à chacun d'entre vous : « Laissez les enfants venir à moi. » Aujourd'hui, je t'appelle en la Voie de l'Enfance qui n'a besoin ni de justification ni de se prémunir de quoi que ce soit, mais simplement d'être vrai, d'être immédiat, et d'être spontané. Il n'y a pas besoin de conditions, il n'y a aucune règle préalable, il y a juste cela. En cela, la flamme de l'Esprit t'est montrée. En cela, tu deviens l'Impersonnel, n'étant assujetti ni à un monde, ni à une forme, ni à aucune histoire, car étant en même temps, l'absence d'histoire et toutes les histoires, transcendant donc ce qui est du domaine du temporel, du domaine de la forme, du domaine des dimensions.

En te rétrécissant par l’humilité, tu découvres alors que tu es tout ce qui est, tout ce qui a été, tout ce qui sera. En quelque forme ou dimension que ce soit, tu es accueilli, avec le même rire, avec le même éclat, avec la même intensité. Tu n'as pas besoin pour cela de te déplacer, tu as juste besoin d'être là, silencieux avec moi, posé en ton coeur, afin d'accueillir et de recueillir le nectar d'immortalité, afin d'accueillir et de recueillir ce que tu es.

Vis, car tu es la Vie, sois vrai car tu es la Vérité. Et entends. Entends-toi, comme tu m'entends. Vois au-delà de toute forme, et perçois au-delà de toute référence et de tout acquis. Perçois la liberté de cet Amour qui t'est offert à profusion, sans limite et sans compter.

Enfant de l'Unique, où que tu sois ici et maintenant, regarde. Regarde au-dedans de toi. Ne te laisse plus abuser, ni par ta forme ni par quelque scénario que ce soit. La délivrance se joue en ce moment de ta terre, alors sois délivré de ce qui t'encombre, sois délivré de ce que tu crois, sois délivré de l'attraction de la forme, sois délivré de tout lien et de toute attache, afin de demeurer ferme en la stabilité de ce que tu es.

Entends et vois la magnificence qui est là et qui grandit, et qui ne peut plus se limiter, et qui ne peut plus se restreindre. Vois l'Évidence.

Alors je te dis, comme te l'a dit la Source : « Mon ami, mon aimé, rejoins-moi afin de te rejoindre. Chante avec moi et le Choeur des Anges, le chant du Silence. Demeure là, tranquille, et vois la Joie grandir, et perçois, ce que tu es. Ne te limite plus à la forme quelle qu'elle soit. Sors de toute histoire, afin de vivre toutes les histoires, sans faire de différence et sans être affecté. Tu es vivant, toi, l'Alpha et l'Omega, le premier et le dernier. »

Entre chacun de mes mots et au travers de chacun de mes mots, la même danse, le même Silence, la même Vérité, identique en chacun, parce qu'il n'y a qu'une Vérité et c’est celle-là. Tout le reste, au sein de ton monde, n'est que souffrance. Même la joie de ton monde la plus exaltée et la plus puissante, en définitive n'est que souffrance, parce qu'elle t'éloigne de ce que tu es en vérité. Demeure là où il n'y a rien à chercher ni rien à trouver que tu ne connaisses déjà de toute éternité.

Mon ami, mon aimé, ouvre les vannes, ouvre les portes. Ne retiens rien, n'arrête rien, ne pense rien.

… Silence…

Enfant de l'Unique, je suis avec toi dorénavant pour l'éternité de la fin des temps, mettant à jour ce qui n'aura jamais de fin et qui n'en a jamais eu.

Laisse-moi te conduire là où tu te tiens. Laisse-moi te conduire là où tu te vois et t'entends au-delà des maux de ce monde, au-delà des formes de ce monde.

Mon ami, mon aimé, toi, le trois en Un… ne bouge plus, ne pense plus. Étends-toi en cette Fontaine de Cristal, en cette fontaine de jouvence. Laisse-moi t'aimer à la mesure avec laquelle tu t'aimes, non pas en une quelconque apparence, non pas en ta forme, mais là où tu es, au-delà de toute forme.

Entends. Entends ce que te dit ton coeur en silence. Il te dit ce qui est vrai, il te dit ce qui ne peut passer, il te dit ce que tu es.

… Silence…

Mets-toi là où le Christ, Marie et Mikaël sont à égale distance, chacun émanant la Présence et la Vie auxquelles tu réponds par ta Présence et ta Vie. Donne-toi à la Vérité, donne-toi en la beauté de l'Amour. Cela se déroule maintenant. N'oublie pas que les temps sont accomplis et qu'il n'y a plus rien à décompter, il y a juste à ôter ce qui t'empêche de voir la Vérité, il y a juste à traverser. Ne t'arrête pas en route, ne te retourne pas mais retourne-toi au-dedans de toi.

Regarde là où ne reste aucun poids, là où ne reste aucune illusion ni aucun lien, et vis ta liberté. Et vis, tout simplement. Là où tu t'es posé, il n'existe ni manque, ni ombre, ni défi à relever.

Regarde. Que te faut-il d'autre ? Que penses-tu pouvoir acquérir, trouver ou retrouver qui ne soit déjà là ? Alors ne bouge pas.

Accueille et recueille le don de la Grâce, accueille et recueille l'Amour qui t'est donné à la mesure où tu te donnes. Ainsi se vit la Vérité, ne dépendant ni de toi ni de moi parce que toujours présente, sans condition, sans délai et sans retard.

Mon ami, mon aimé, dès aujourd'hui je t'accompagne en chaque appel que tu formuleras envers moi, afin de communier en ton coeur, afin que tu communies en mon coeur jusqu'à plus soif.

… Silence…

Ose, ose enfin, ne te limite en rien. Il n'existe aucun frein qui puisse dorénavant freiner la Vérité et son établissement.

Rappelle-toi, il n'y a que toi au sein de l'éphémère qui fait écran à ce que tu es. Alors ne te laisse plus séduire par cet écran, par les images de ces mondes, comme ton image, qui ne seront jamais la Vérité, qui ne sont que des moyens de limiter ce que tu es.

Alors célébrons ensemble, par la Théophanie et par la Nouvelle Eucharistie, le miracle de la vie Une, le miracle de l'Amour.

Ne te laisse pas dérouter par l'écran de ton monde, ne te laisse pas détourner par ce qui peut encore t'attirer au sein de l'Illusion. Demeure en éternité, chaque jour et chaque nuit, veille et prie afin de rester et de demeurer en la Vérité. Là est ta communion perpétuelle, là est le rayonnement de ce que tu es, là est ta Présence ineffable.

… Silence…

N'hésite pas, ne cherche pas. Il te suffit de reconnaître l'Évidence que tu es et l'Évidence qui est là. Et vois. Il n'y a pas de différence, il n'y a plus de distance, il y a dorénavant l'aisance, il y a dorénavant la magnificence de cette Vérité Une, de cet instant unique et pourtant qui se reproduit d'instant en instant. Toi, l'Unique.

Ainsi, tu es invité à vivre que tout est Un. Ainsi, tu es invité à te poser en Celui qui rentre dans ta maison et qui vient te serrer sur son coeur, tel le fils prodigue qui revient à la maison, riche de ses expériences au sein de l'Illusion qui ne lui apportent rien de plus que la certitude d'être, en vérité, à la seule place possible, c'est-à-dire en l'Amour.

Alors accueille chaque frère, chaque frère et chaque soeur de ta Terre, mais pas seulement. Accueille l'ensemble du cosmos, l'ensemble des forces de la Lumière authentique. Ils sont toi, sans exception. Et cela est maintenant, et cela est de suite.

Ainsi tu peux dire merci, ainsi tu peux acquiescer à l'Amour, ainsi se déroule le temps de l'alliance à la Liberté, le temps de l'alliance à l'Amour, alliance qui ne finira plus pour toi.

… Silence…

Alors, comme la Source te le dit, je te le redis pour elle et pour toi : « Laisse-moi t'aimer, laisse-moi communier et fêtons ensemble la gloire de la Résurrection, mettant fin à l'ignominie de l'enfermement où pourtant la Vie a été vécue, même limitée et amputée. » Ce fil de vie n'a jamais pu s'éteindre car la Vie est au-delà de tout bien et de tout mal, car la Vie doit demeurer libre de toute attache et de toute condition. Regarde.

Alors que le chant de la délivrance entendu en tes oreilles installe le décor de l'Appel de Marie, alors que le Feu de ton coeur prévient de l'arrivée du Christ en ton temple intérieur, alors que tu vibres en la Théophanie, tu es invité à la Légèreté, celle de l'insouciance de l'enfant, comme de celui du vieillard qui sait ce qu'est la Vie au-delà de son corps et de son apparence, parce qu'il a déjà entrouvert les voiles du ciel lui ayant caché la Vérité. Aujourd'hui, tu n'as plus rien à cacher, aujourd'hui, tu n'as plus rien à peser, aujourd'hui, tu n'as plus rien à choisir, aujourd'hui, tu n'as aucun support pour hésiter.

Aujourd'hui est le temps de l'Amour, aujourd'hui est le temps du Vrai.

Alors laisse-moi déposer, par la Théophanie elle-même, le sens du sacré de ta résurrection en ton sacrum. Laisse-moi déposer en ta tête, la couronne de roses de ta liberté actualisée.

Alors aujourd'hui, pour toi, si tu le vois et si tu l'acceptes, tout est accompli, tout est révélé dans la joie de l'Amour retrouvé. Aujourd'hui, et tu le sais, la Lumière t'appelle à l'ultime pas. Seul toi peux le faire, seul toi peux le vivre. N'aie pas peur, ne t'accroche à rien, laisse-toi traverser. Laisse-toi vivre en ce que tu es, là où tu n'as rien à décider, là où tu n'as rien à contrôler, là où tu n'as rien à parer, là où tu n'as rien à résoudre, car tout y est résolu, car tout y est préparé.

… Silence…

Mon ami, mon aimé, écoute le chant de cristal de ta résurrection, écoute ce que te dit ton coeur, ce qu'il chante en ce moment même, sa présence remplie de majesté. Tu ne rêves pas, c'est ce que tu es, alors n'hésite pas à mettre fin au rêve de ce monde. Révèle-toi, je t'attends. L'Amour te presse, par son feu dévorant, à t'établir en le Blanc immaculé.

Mon ami, mon aimé, tu es digne et tu es beau. Et regarde chaque frère et chaque soeur, car lui aussi est beau, lui aussi est la Voie, la Vérité et la Vie, même s'il ne le sait pas encore. Alors pardonne-lui car il ne sait pas ce qu'il fait. Sois toi-même, car en étant vrai, tu es le phare dans la nuit, croisant chaque frère qui doute, sans avoir besoin de mots ni même d'un regard. Alors la Vérité s'établit aussi en lui. Tu n'as rien demandé, tu n'as entrepris aucune action, mais vous vous êtes simplement reconnus au-delà de la forme et au-delà des personnes.

… Silence…

Laisse fleurir sur tes lèvres le sourire de l'enfance et de l'innocence, et éprouve en toi la légèreté nouvelle, celle de l'Éternité, mettant fin à toute pesanteur et à tout poids. Laisse mourir ce qui s'éloigne de toi, ne cherche rien à retenir. Ainsi tu es libre, te retournant vers l'Amour sans détour et sans ornements, inutiles ici. En cette nudité, tu t'offres toi-même. Alors se vit la Résurrection, alors se dévoile ce que tu es, sans effort et sans demande.

… Silence…

En ton nom, je réunis ton trois en ton Un, car toi aussi tu peux le dire et le chanter : « Moi et mon Père sommes Un pour faire le miracle d'une seule chose. » Laisse la brûlure d'Amour qui se vit en toi, au travers de ce corps de chair, consumer tes dernières réticences et tes dernières interrogations, avec allégresse et avec joie. Et rappelle-toi que cela est évidence, même si cela ne naît pas. Il n'y a pas de distance et il n'y a pas de différence entre toi et moi, entre chacun de toi, et entre Lui et toi.

Écoute, écoute ce qui se vit en cet instant, écoute...

Là où nous sommes, toi et moi, en cet instant, il ne peut y avoir de définitions, il ne peut y avoir de superlatifs assez puissants, il n'y a pas d'autre possibilité que de le vivre en le Silence, là où tu disparais de tout éphémère, ayant saisi et ayant vécu que tout est accompli et qu'il n'y a rien à accomplir au sein de ce qui passe, au sein de ta personne. Je te le répète, tu es la Vérité, je te le répète, tu es la Vie.

Et regarde et vois : est-ce que cette paix n'est pas primordiale et essentielle face au plaisir de ta vie en ce monde ? Tu n'as plus rien à attendre, ni de ce monde ni de ton éphémère. Tu as juste à te poser en cet endroit que tu n'as jamais quitté, tu as juste à célébrer le temps de l'Amour. Tu n'as rien à entreprendre, tu n'as aucun travail à fournir, tu as juste à sourire, tu as juste à aimer, sans effort et sans distinction, parce que cela est ta nature, au-delà de toute apparence.

Alors je bénis, ici et maintenant, chacun des coeurs ardents. Alors je bénis, en cet instant, tout ce que tu es. Ainsi se vit le sacre de ta résurrection, ainsi tu peux recevoir le Manteau Bleu de la Grâce, et celui-ci demeure à jamais sur tes épaules et dans ton coeur.

… Silence…

Aime-moi avec la même intensité que tu es aimé. Réchauffe-toi en mon coeur comme je me réchauffe en ton coeur afin d'oublier les froideurs de ce monde, afin de transcender les faux liens de ce monde t'attachant à une histoire, t'attachant à la société, t'attachant à tes parents, à tes enfants, à ton lieu de vie. Sois libre. Ne dépend plus d'aucune de tes possessions ni d'aucune de tes privations, cela n'a pas lieu d'être en ce que tu es, cela ne peut apparaître en ce que tu es. Tout ce qui n'est pas vrai disparaît, en ce que tu es. Sois avec moi comme tu es avec toi, et écoute, dans le silence, ce que te dit ton coeur en cet instant.

… Silence…

Maintenant, en cet instant, même les mots, les miens comme les tiens, n'ont plus d'utilité, parce que l'Amour remplit tout.

… Silence…

Sois comblé car tu ne mérites aucun manque ni aucune souffrance. Quoi que tu aies fait, pardonne-toi, quoi qu'il t'ait été fait, pardonne-le. Alors la Grâce prend toute sa place et tout l'espace, alors la Paix est ton éternité, alors l'Amour est ta Demeure de Paix Suprême. Et laisse-moi, s'il te plaît, te bénir encore une fois. Et laissons-nous les uns les autres, laissons-nous vivre par la Grâce de la Théophanie, laissons-nous vivre dans la Paix du Christ, laissons-nous vivre sous le Manteau Bleu de Marie.

… Silence…

Alors je te donne mon coeur.

… Silence…

Il est temps maintenant que je te laisse demeurer en ta Présence, seul à seul, puisque tu es Tout. Il est temps maintenant que je retire tous mes mots car ils sont scellés en l'éternité de ta Présence.

Au-delà de notre communion, je te bénis et je te remercie.

Je suis Uriel, ange de la Présence et Archange du Retournement, et je te salue en ce que tu es. Prends ton temps pour ré-émerger en ce monde, riche de ta plénitude. Je te dis à bientôt, toi qui es la Voie, la Vérité et la Vie, en quelque nom ou en quelque histoire que tu portes ici, sur ce monde où tes pieds sont posés.

Uriel te salue. Uriel te sert sur son coeur, comme je t'invite en esprit à serrer chaque frère et chaque soeur sur ton coeur, fût-il à l'autre bout de la planète, fût-il le plus opposé à la vérité de l'Amour, parce que toi aussi tu dois le dire : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas qui ils sont. »

Je te dis à bientôt, à toujours.

… Silence…

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