SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

10 décembre 2016

Monstre du Loch Ness : nombre record de signalements en 2016 !

Reconstitution de Nessie dans le musée officiel du monstre.
Il n’y a jamais eu autant d’observations rapportées du monstre du Loch Ness qu’au cours de l’année 2016.

Depuis 20 ans, Nessie semblait avoir disparu. Les signalements étaient de plus en plus rares, au point qu’au début de l’année 2016, certains parlaient de véritable «disparition du monstre». En 200 ans, 1000 apparitions du monstre du Loch Ness ont été signalées, mais ces deux dernières décennies Nessie s’était montré timide envers les touristes : aucune observation jugée crédible n’avait été enregistrée depuis 1997. Or, depuis le printemps 2016, il semblerait que la bête soit de nouveau parmi nous. Avec 8 observations jugées «sérieuses» par l’organisation très officielle «Loch Ness Sightings Register», et parfois agrémentées de photos, 2016 est désormais classée comme une année record en termes d’observations.

Gary Campbell, le président de l’association qui répertorie les signalements, reste tout de même pragmatique : il n’y a jamais eu autant de webcams autour du lac (et d’internautes les surveillant), et jamais autant de touristes avec des smartphones ! D’où la recrudescence des signalements. L’annonce de la possible disparition du monstre début 2016 a probablement également relancé l’intérêt du public pour l’observation du lac. Cependant, ceci n’explique pas tout : plusieurs observations sont réellement jugées crédibles, surtout lorsque les témoignages de différents témoins se recoupent.

Des observations crédibles qui se recoupent parfois

Sur les 8 observations jugées sérieuses en 2016 (du 24 mars au 21 août), la plus troublante est la dernière : un habitant du coin, Ian Campbell faisait du vélo avec son fils et un ami lorsqu’il a aperçu deux formes se déplaçant à la surface des eaux du lac du Loch Ness. Situé à environ 400 mètres du lac, le groupe de cyclistes s’arrête pour observer durant une trentaine de secondes ce qui s’apparente à deux animaux marins avec «des nageoires de chaque côté pour se propulser». La longueur du corps des deux créatures est estimée à environ 10 mètres. Ian Campbell a expliqué à la presse locale qu’il se promenait très régulièrement autour du lac et qu’il n’avait jamais observé un tel phénomène. Celui-ci est convaincu qu’il a aperçu, et photographié, deux créatures marines de grande taille. Sans avoir connaissance du premier témoignage, un autre observateur rapporte un signalement très similaire le même jour : celui-ci fait également état de deux formes nageant côte à côte. Autre signalement intéressant quelques mois avant, le 21 mai : une touriste londonienne rapporte avoir vu une tête semblable à celle d’un serpent sortir de l’eau quelques secondes, lors d’une croisière sur le lac. Elle prend même une photo, bien que trop sombre et trop lointaine. Quelques semaines avant, une autre touriste du Texas aperçoit une ombre de grande taille derrière son bateau, elle prend d’ailleurs une photo, mais celle-ci ne permet pas de définir la nature de l’ombre.

Phoques, murènes ou esturgeons ?

La première signalisation d’un monstre hantant le lac remonte à 1450 ans. Avec une longueur de 42 km et une profondeur de 300 mètres par endroit, le Loch Ness possède une eau noire et tourbeuse qui rend les explorations difficiles. En 1933, un vacancier londonien, le Dr Wilson, prend un premier cliché du monstre qui restera dans l’histoire. Les images montrent un gros serpent d’eau sinueux, comme dans presque toutes les descriptions de monstres observés dans les lacs. Sans preuve véridique mais avec des témoignages réguliers, plus ou moins sérieux, plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer les apparitions : la présence de phoques (avérée) dans le lac, de murènes par centaines de milliers, ou encore celle de gigantesques esturgeons.