SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

14 décembre 2016

La France signe un contrat avec une start-up financée par la CIA

Un contrat a été signé entre la Direction générale de la sécurité intérieure et la société américaine Palantir, financée en partie par la CIA. Une collaboration à risque estime certains experts.

La DGSI croule sous les métadonnées: c'est une société de la Silicon Valley, Palantir, qui va se charger de les analyser. Mais les données qui transiteront par Palantir, qui s'est développée grâce à un fond lié à la CIA (In-Q-Tel) seront-elle gardées confidentielles? « C'est bien-sûr un risque qu'il importe de prendre en compte » estime Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).



Ce qui intéresse les français, c'est son logiciel capable de traiter l'immense masse d'informations numériques collectées par les renseignements via les réseaux sociaux, les écoutes, etc. La coopération entre les deux pays est de plus en plus étroite, mais « dans la mesure où la DGSI va faire part de données d'interception, des métadonnées […], si Palantir transmettait ces informations à la NSA ou à d'autres services américains, ce serait incorrect » poursuit l'expert.

En principe, seules les données liées à l'antiterrorisme seront transmises. Elles seront ensuite recoupées avec « des données trouvées dans des sources ouvertes », explique Gérald Arboit, directeur de recherche au CF2R. En recoupant toutes ces analyses, « on va réintroduire un peu de sociologie dans la traque des terroristes, et par là on va pouvoir remonter les réseaux, les filières, comme une pelote de laine ».

Bien que « In-Q-Tel », émanation de la CIA, a aidé au développement de Palantir, il n'y a pas de raison s'inquiéter, contraste Gérald Arboit: « elle n'est présente dans le capital qu'à hauteur de 0.2%, ils n'ont pas plus de droit de regard qu'autre chose ». Toute l'administration du renseignement américain et certain pays européens sont passés par cette entreprise, spécialiste dans l'analyse des données. « Malheureusement, il n'y a que les américains aujourd'hui qui dispose de ce savoir », estime Eric Denécé, qui y voit pour la France « un constat d'échec […]. Nous sommes obligés d'avoir besoin d'eux pour gérer ce genre de situation ».

Source: fr.sputniknews.com

Note: c'est étrange cet article, il semble dévoiler une inquiétude par rapport au fait que la France partage des données privées avec la CIA, mais apparemment trouve tout à fait normal que la DGSI puisse posséder de telles données. Il faut quand même rappeler que ces données ont été volées au citoyens, sans leur consentement et à leur insu. Alors on parle de lutte contre le terrorisme, mais si on en croit les médias aujourd'hui, il suffit d'avoir une opinion contraire à l'autorité pour être aussitôt catégorisé comme tel. Mais il ne faut pas se leurrer, si ces fichiers atterrissent entre les mains de la CIA, c'est que c'était prévu comme ça, rien ne se passe par hasard ou coïncidence.