SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

24 novembre 2016

Manifestation nationale des pompiers : « le gouvernement n’écoute rien ! »

Plusieurs centaines de pompiers se sont réunis place de la Nation, à Paris, pour manifester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Trop d’heures supplémentaires impayées et le sentiment d’être méprisés par la population et les élus. Suivez le ras-le-bol des pompiers en direct sur Sputnik.

C'est la première manifestation des pompiers au niveau national. À l'instar des policiers, les pompiers sont descendus dans les rues de la capitale, ils chantent la Marseillaise et ils allument des fumigènes. Les pompiers français veulent que leurs conditions de travail changent et que le gouvernement procède à un dialogue.


Un des manifestants a expliqué à Sputnik pourquoi il est venu place de la Nation aujourd'hui et pourquoi il ne peut plus travailler comme avant:

« Nous voulons être reconnus par la population et les élus, qui n'entendent que ce qu'ils veulent. On veut de la reconnaissance par rapport au manque du personnel et on "coûte" trop cher, donc on n'embauche pas, on baisse les effectifs. Du coup, on est sursollicités, on fait plus de 2 200 heures, payées comme pour 1 600 heures, donc à un moment donné il faut que ça s'arrête! Le gouvernement n'écoute rien, il ne fait qu'à sa tête, comme d'habitude depuis cinq ans. Donc, maintenant on est là pour montrer notre mécontentement, même si nous savons que les médias nationaux ne viendront pas, parce que ça ne les intéresse pas, c'est plus important la primaire. »

Quelques policiers sont également présents sur place pour soutenir les pompiers, mais, comme l'explique un des manifestants, cette marche « n'a rien à voir avec les policiers en colère », mais s'« ils veulent les rejoindre, c'est d'accord »:

« On est dans la même merde. On rentre dans une cité, on se fait caillasser, les policiers les infirmiers, tout le personnel médical… qui est méprisé par tout le monde et en même temps sursollicité et agressé en permanence… et personne ne bouge ».