SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

12 octobre 2016

Virée de L'Obs, elle affirme que son licenciement est dû à François Hollande

Aude Lancelin, une ancienne journaliste de L'Obs, considère que son licenciement est dû à l'engouement particulier du président de la République pour les journalistes et la presse.

L'ancienne directrice adjointe de la rédaction de L'Obs, Aude Lancelin, préoccupée par la situation des médias suite à son limogeage en mai dernier, vient de publier un livre intitulé « Le monde libre » (éditions Les liens qui libèrent). Elle y parle de la collusion entre les médias et les politiques dans le pays. Tandis que la version officielle évoque des raisons « managériales », la journaliste est persuadée que son licenciement a été ordonné par l'Élysée. 

« Je pensais que François Hollande s'occupait de la Syrie, du chômage de masse, mais il semblerait qu'il s'occupe énormément des journalistes, de leur vie, de leur carrière, et de ce qu'il appelle "sa presse", dont L'Obs fait partie », a-t-elle déploré lundi dans l'émission Bourdin Direct. « Ce qui se passait dans ce journal ne lui convenait pas, et il s'en est ouvert aux actionnaires ».



La journaliste s'indigne, car bien qu'on ait promis aux Français une bonne présidence à l'époque, ce dérèglement qui consiste à « contacter en permanence les journalistes a été poursuivi pendant ces cinq ans ».

De même, les puissances d'argent n'ont jamais été aussi présentes qu'en ce moment, a poursuivi la journaliste. 

« L'ensemble des médias sont sous la coupe du CAC 40. La situation est inquiétante », a-t-elle expliqué. 

Au mois de mai, Mme Lancelin a été brutalement écartée de son poste par le directeur du magazine, Matthieu Croissandeau, ce qui a provoqué une motion de défiance en soutien à la journaliste (80% de la rédaction), ses collègues voyant clairement dans cette démarche un procès politique.

Toute question sur les motifs politiques du limogeage de la directrice adjointe a été bien sûr rejetée par M. Croissandeau qui a qualifié sa décision de purement managériale, prétextant que « la rédaction ne fonctionnait pas bien ».

Les soutiens de la journaliste, curieusement beaucoup plus nombreux que ses détracteurs, ont pourtant présenté une autre vision de ce qui s'était passé. « Son éviction est politique », « les actionnaires sont derrière tout ça », ont déclaré avec fermeté ses anciens collègues. Un communiqué signé par la société des rédacteurs a alors évoqué un « soupçon grave et inacceptable d'une intervention politique […] à un an de la présidentielle ».