SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

21 octobre 2016

Tout doit disparaitre: Les députés autorisent les vaccinations antigrippe par les pharmaciens

L’exposé des motifs de l’amendement pointe « l’insuffisance de la couverture vaccinale en France chez les adolescents et les adultes ».

Les députés ont décidé, mardi 18 octobre au soir, lors de l’examen en commission des affaires sociales du projet de budget de la Sécurité sociale, d’autoriser à titre expérimental les pharmaciens à procéder à des vaccinations contre la grippe afin d’améliorer la couverture vaccinale.

L’amendement de la députée socialiste Michèle Delaunay, rapporteure pour l’Assurance-maladie, stipule ainsi que « l’Etat peut autoriser, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, le financement (…) de l’administration par les pharmaciens du vaccin contre la grippe saisonnière aux personnes adultes », un décret devant fixer les conditions d’application de cette expérimentation qui était réclamée par l’Ordre national des pharmaciens et l’ensemble des représentants de la profession.

Pour la grippe, « seulement 48 % des assurés à risques se sont fait vacciner en 2015-2016, soit un recul de plus de 14 points depuis 2009 », font valoir les auteurs de l’amendement, soulignant que « si la couverture vaccinale était de 75 % (objectif fixé par l’OMS) 3 000 décès seraient évités chez les personnes de 65 ans et plus ».

« Cela ne changera probablement pas la couverture vaccinale »

Le ministère de la santé n’a pour l’instant pas annoncé s’il soutiendrait cette initiative parlementaire, qui doit être à nouveau débattue la semaine prochaine lors de l’examen du texte dans l’hémicycle. Le projet de loi de santé présenté en octobre 2014 prévoyait initialement d’autoriser les pharmaciens à vacciner. Mais face à l’hostilité des syndicats de médecins libéraux, la ministre de la santé avait préféré lâché du lest sur ce point, pour mieux maintenir la généralisation du tiers payant, promettant de simples expérimentations. « Ma volonté n’est pas de détricoter le métier de médecin », avait-elle alors expliqué dans un entretien au Monde.

Les syndicats de médecins libéraux n’ont pas changé d’avis sur la question. « C’est une idée contre-productive et inefficace », estime Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF, syndicat majoritaire chez les médecins libéraux. « Les pharmaciens vont vacciner et le médecin traitant ne sera pas au courant, alors qu’il est le mieux à même de répondre aux interrogations sur les vaccins. »

« On aimerait que les députés arrêtent de détricoter la médecine », demande Jean-Paul Hamon, le président de la Fédération des médecins de France. «  Les infirmières ont le droit de vacciner et malgré cela le taux de vaccination continue à baisser, le vrai problème est la coordination », juge-t-il.

« Ce n’est pas le geste d’injecter le vaccin qui est le problème, c’est de persuader la population que la vaccination est utile, ajoute Claude Leicher, le président de MG France, premier syndicat chez les généralistes. Les pharmaciens vont venir s’ajouter aux infirmières, aux pédiatres, aux sages femmes, aux médecins du travail, aux centres de vaccination... Ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de gens capables de vacciner et donc cela ne changera probablement pas la couverture vaccinale. Cette expérimentation n’est donc probablement pas utile et en tout cas, pas décisive. »

Source: lemonde.fr

Note: "le problème, c’est de persuader la population que la vaccination est utile..." utile pour qui? Pour les entreprises pharmaceutiques bien sûr, qui ont besoin de fric apparemment. La population ne sait même pas ce qu'elle s'injecte chaque année, mais elle le fait parce qu'on lui dit que c'est utile...