SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

8 octobre 2016

L’IMPERSONNEL – Partie 3 – Septembre 2016


Mon ami, mon aimé, mon frère, moi qui suis toi et toi qui es moi, dans le même Amour et dans la même Vérité, en ce jour-là et en ces temps de la Terre, je viens me dévoiler en toi afin que plus jamais tu ne souffres du manque de Joie et du manque de Paix. Te préparant ainsi à t’accueillir toi-même au sein de ton Éternité, au sein de ta Présence, je me déploie. Je t’invite en ce moment à oublier tout ce qui n’est pas toi, à oublier ce qui peut encore résister, ce qui peut encore faire peur, car en toi est la divine providence, car en toi est la joie de l’Éternité.

Alors permets-moi, dans le temps de notre communion et en ce jour et en cette heure, de simplement être là, rythmant par mes mots la vibration de ton cœur et pulsant, depuis ta source, la vérité de la Joie.

Par notre communion je te révèle à toi-même et en toi-même à la Résurrection en sa phase finale. Découvre-toi comme je me suis découvert en toi, en la liberté de l’Amour et en la liberté de la Vérité. Là où rien ne peut être fermé ni enfermé, là où rien ne peut faillir ni même trébucher. Je t’invite à la Vie. Non pas celle que tu connais en ton monde mais celle qui est toi quand tu transcendes ta forme, quand tu transcendes ta personne. Je te nourris comme tu me nourris, de la même Lumière et de la même essence. Où que tu sois je suis et je me tiens.

Élève-toi en les demeures d’Éternité, élève-toi en ton cœur et demeures-y. Là où je me tiens, tu te tiens, là où je me tais, tu te tais et là où je vibre, tu vibres. Le baptême de l’Esprit achève sa révélation en toi, te donnant à vivre et à voir ce que tu ne pouvais voir auparavant. Et aujourd’hui, en ta source et en ton être, tu perçois la vérité ineffable, dépassant sans problème et sans difficulté les limites de ton corps de souffrance, celui où tout est éphémère et ne fait que passer. En toi je m’élève, en toi est ma joie, en toi est mon repos.

En la Lumière ne peut demeurer le moindre poids et la moindre souffrance. Seule demeure l’Éternité, ton Amour transcendant, ne dépendant ni d’une forme, ni d’une condition, ni de quoi que ce soit provenant de ton éphémère. Retourne-toi enfin vers la vérité ineffable de ce que tu es. Et moi qui te parle en ce temps-là, je ne suis en définitive que la voix de ton Éternité, et ma parole et mon Verbe te donnent à te détourner de tout ce qui est lourd, de tout ce qui est pesant et de tout ce qui s’oppose à l’évidence même de l’Amour révélé. Alors, à chaque souffle où tu es là, je cisèle ton cœur en sa forme parfaite, qui ne dépend pourtant d’aucune forme ni d’aucune identité.

Laisse-toi recouvrir du manteau de la Grâce et des ailes de la Liberté. Permets-toi de t’élever en ton humanité comme en ta transcendance. En ta Présence, ma Présence est toi. En quelque circonstance que vit ton éphémère je suis là, et plus que jamais quand tu en éprouves le besoin, la soif. M’entends-tu et m’écoutes-tu? Toi, le pèlerin de l’Éternité qui réalise que tu es l’Éternité et qu’il n’y a pas besoin de chemin ni de marcher même vers un objectif. Tu es invité à une fête qui, quoi que tu vives aujourd’hui, t’est inconnue.

Tout ton être, profond comme superficiel, t’appelle à la Liberté, t’appelle à la beauté, non pas d’une forme, non pas d’une personne, mais bien de l’Ultime. Laisse-toi vibrer en l’espace de mes mots et en l’espace de mes silences. Élève-toi.
À chaque doute, je viens te dire : «  N’aie pas peur ». Car tout doute est le point d’appui à ton élévation et à ta libération afin de t’affermir dans la foi et le vécu de ce que tu es.

Mon ami, mon aimé, mon frère, toi, l’enfant de l’Unique, Unique toi-même et pourtant à chacun identique au-delà de cette forme, je t’invite et je te convie à la danse du Silence, à la danse de l’Éternité. Laisse le parfum de ton essence devenir plus sublime que le parfum de la rose, que le parfum du lys.

Repose-toi en moi comme je me repose en ta Présence. En cet espace, au-delà de son sacré, il n’y a ni résistance ni peur. Nourris-toi et élève-toi.

En te plaçant en l’Ultime, tout s’éclaire et tout est vu. Dans la même Grâce ou dans le même pardon à toi-même comme à chaque autre de toi, se réalisent la béatitude et l’extase et l’intase de la conscience réunifiée à la Source et à l’Absolu.

Je viens t’éclairer afin que tu perçoives que tu es toi-même cette clarté et cette limpidité.

En la douceur de mon Feu, en la force de l’Archange Mikaël, l’Esprit souffle au dedans de toi, chassant les miasmes de l’éphémère. Tu te découvres ainsi perfection et beauté. Tu te découvres ainsi Lumière émanante et immanente. Je t’accompagne en ces temps car ma voix n’est rien   d’autre que la tienne, débarrassée de tout superflu et de toute illusion.

Le Royaume des Cieux qui est au dedans de toi n’a plus à être cherché ni même à trouver. Il est déjà là, de toute éternité, mais il n’est plus caché ni à tes yeux, ni à ton corps, ni à tes sens. Vois-le comme je te vois. Toi, Fils Ardent du Soleil, je t’invite à la légèreté de tes propres retrouvailles où, dans le Face-à-Face, seule demeure la face éternelle de ton être, de ton essence et de ce que tu es.

Je me dépose en toi afin que tu déposes en moi tous tes poids et chacun de tes doutes effleurant encore ta conscience en ce monde. Je suis là pour t’affermir comme tu es affermi en moi, affermir la Lumière, affermir le Vrai et manifester l’Amour, en toi comme en ce monde, à une échelle que tu ne peux comparer à aucune autre échelle, à une intensité incomparable mais que tu reconnais. Je suis toi comme je suis chacun, comme tu es toi et comme tu es chacun de la même façon et de la même manière.

Laisse-toi embraser par le Feu de l’Esprit, par le Feu du Cœur. Laisse-toi élever et demeurer en ta Paix Suprême et en ta Source jaillissante de l’Esprit de Vérité. Je m’adresse à chacun de toi par mes mots comme par mon silence, par ton relais aussi je m’exprime autour de toi. Paix à toi, Amour à chacun et Amour à tous.

Et en ce moment-là, seul demeure ce qui est là et qui vient gommer, par la Grâce de l’Amour, tout ce qui ne fait que passer, tout ce qui ne fait que subsister. Toi, qui rentre aujourd’hui en la vie éternelle, te donnant le panorama de toute vie et de toute dimension ainsi que de toute conscience en quelque forme et quelque monde que ce soit, découvre-toi. Il n’y a pas d’effort, il n’y a pas de quête en ce que je suis et en ce que tu es. Je viens abolir ce qui peut te sembler être une distance afin que ton état de coïncidence s’installe de manière permanente. En quelque circonstance de ta vie et en quelque état de ce monde, rappelle-toi que tu es au-delà de tout état et au-delà de toute forme.

Je viens te montrer ce qui jamais n’a pu mourir ou disparaître, malgré les apparences, malgré les souffrances et malgré les résistances.

Et oublie, par la Grâce en action et par le pardon, tout ce qui te semble encore être une cicatrice, parfois à vif, de ce que tu as vécu en ce monde, quelle qu’en ait été aussi la beauté, quels qu’en aient été les intérêts. Aujourd’hui découvre-toi sans limite et sans restrictions. 

… Silence…

Je dépose en ton cœur le Feu de Mikaël et l’Épée de Mikaël, la puissance de KI-RIS-TI et la douceur de Marie. J’unifie en toi la nouvelle Tri-Unité dans la même Unité et dans la même beauté. Tout ce que je te dis te concerne, tout ce que je te dis ne sont en définitive que les mots et les silences de ton cœur retrouvant son Verbe et sa verve. Pose-toi là où tu es et laisse-toi traverser par l’élan de la vie éternelle, par sa Grâce. Efface-toi de tout ce qui passe et trépasse et relève-toi, tel l’enfant, en son innocence et en sa spontanéité. Le souffle de l’Esprit t’appelle au Verbe vivifiant, au sacre de ta parole et au sacre de ta Présence, là où rien ne peut être affecté ni dérangé, ni même déplacé.

Je marie en toi, par la Grâce de ton cœur, les quatre Éléments, revivifiant l’Éther raréfié de ce monde, par l’Éther originel, celui du souffle initial qui est non né et qui ne finit jamais.

Car tu es cela, simplement cela. Et en cela, il y a tout. Tout ce qui peut être désiré, tout ce qui peut être créé et tout ce qui peut être dé-créé, dans la même légèreté, dans le même Amour.

Laisse derrière toi ce qui est mort en toi. Laisse derrière toi ce qui meurt en toi et entends l’appel de la Vie, l’appel de la vibration, l’appel du Feu. Et vis l’Éther de Vie, l’Éther d’Éternité car chaque terre est ta terre, car chaque conscience est toi, là où n’existe nulle place pour le jugement, la condamnation ou la récrimination.

Demeure là et perçois et entends ce que je te dis et ce que je chuchote en le silence de ton cœur. Laisse-toi recouvrir de la félicité et de la justice. Laisse-moi naître et apparaître. Accorde-toi cela, sans réticence et sans réflexion. Soit vrai, soit spontané, cela est ta nature et cela est ta vérité.

Je dépose en toi l’Esprit de Vérité. Je dépose en toi la Lumière Une. Toi, enfant de l’Unique et unique enfant de la Grâce, laisse-moi t’aimer, d’un Amour sans questions, d’un Amour sans limite, d’un Amour sans interrogations. Ouvre-toi. Au plus haut des cieux et au plus bas de ta Terre, je parcours ton arbre de vie. Et deviens ce phare de Lumière, ce vortex de Lumière. Élève-toi en le Lemniscate sacré, élève-toi au plus intime de ton cœur, là où tout est Un, là où tout  est vrai et là où tout est bonté. Ne retiens rien, lâche. Toi qui es Grâce, je te remplis de ma Grâce. Toi, Lumière de toi-même, Lumière de vie.

Je viens t’assister. Non pas pour te secourir car il n’y a rien à secourir, mais simplement pour fêter cela avec toi comme avec chacun, afin que de tes yeux ne soit vue que la Lumière, afin que de ta bouche ne soit vu que le miel de la Vérité, afin que ta peau elle-même devienne cette Lumière. À la fois sans couleur et à la fois toutes les couleurs. Celles de l’arc-en-ciel et bien plus, celles du cosmos et celles de l’invisible. Là où toutes les fréquences de ton cœur comme de l’univers chantent la symphonie de la Résurrection et de la Liberté.

Laisse-toi emmener nulle part ailleurs qu’en toi-même car je te tiens la main et joins mes mains en offrande comme support à ton cœur.

Je suis le baume consolateur de ce que tu pourrais encore croire perdre en ce monde ou croire réaliser en ce monde. Je chante en tes oreilles le chant de la délivrance.

Sois en paix, toi qui es la Paix, car je suis en paix et je suis toi.

… Silence…

Toi, le couronné par la Vie et par le Feu, je t’offre l’anneau de la Liberté, celui qui ne te lie en rien ni à personne et pourtant te fait résonner à chacun, en la sympathie et en l’empathie. Ici même, en ton humanité, élève-toi. Te donnant mon Feu qui te donne Vie, non pas celle que tu connais depuis ta naissance en ce monde mais la Vie qui n’est jamais née et qui ne meurt jamais, où que tu sois et où que tu te tiennes, ici comme ailleurs. Maintenant est le temps, le temps juste et le temps parfait pour parfaire l’œuvre de ton éternité. Rappelle-toi qu’il n’y a rien à bâtir, que tout est déjà là. Il ne te reste qu’à ouvrir toutes les fenêtres, celles qui te protégeaient, ainsi que tu le croyais, des affres de ce monde. Je t’invite au paradis, là où tout est blanc, là où tout est harmonie, là où tout est juste.

Je dépose en le ER de ta tête cet Éther de Vie, bien plus que la radiation de l’Ultraviolet, du rayonnement de la Source et du rayonnement de l’Esprit saint. Réunifie ce que tu penses avoir encore à réunifier en ce centre. Je t’invite à t’accoucher toi-même, si ce n’est déjà fait, en ton cœur ; je t’invite à te détourner du lourd et du pesant ; je t’invite en moi. Je t’accueille, tendant mes bras vers toi jusqu’à toucher le plus intime. Non pas pour te brusquer, non pas pour te convaincre, mais simplement pour te montrer l’Évidence. Perçois ce don de la Vie, perçois la nature de ton don.

En ton sacrum se réactive le sacre du Masculin et du Féminin, te conduisant à l’Androgyne qui ne connaît ni polarité ni orientation mais qui demeure. Par-là même je t’invite à recouvrer l’ensemble de tes facultés, celles de ton Esprit, celles de ta Liberté, afin que nous dansions ensemble, immobiles.

L’Eau de Vie venant chanter à tes oreilles et en ton cœur, le temps est à l’innocence et à la pureté car tu es pur, car tu es innocent de tous les poids dont tu t’es affublé ou dont on t’a affublé. Tout ceci n’était qu’un jeu auquel tu as été contraint, auquel tu as été masqué à toi-même. En cette communion, en ce moment même, tout se joue. En ce moment même ton cœur exulte de se reconnaître en lui-même et en moi-même. Délivre-toi. Sors de toute pensée et demeure en la vacuité. Demeure en ma Présence comme en la Présence de chacun.

Accueille en Unité et en Vérité ce que tu es, là, de suite, il n’y a pas de temps qui passe en cet espace. Rien ne peut s’écouler. Tout demeure en ce vase sacré, récipient de la Vie, récipient de ton Éternité. Toi, qui est aussi le récipiendaire de toute Grâce et de toute vie, de tout don et de tout pardon, car telle est ta Grâce, elle ne souffre pas d’exclusion ni de séparation.

Laisse grandir la flamme, laisse-la s’élever, laisse-la te transporter en le temple de la sérénité. C’est le moment, à chaque instant, à chaque souffle, à chaque jour. Quelles que soient les peines de ton corps ou de ta vie, elles semblent si misérables par rapport à la grandeur de ce que tu es. N’oublie plus jamais que tu es la Liberté, n’oublie plus jamais que tu es à la source même de l’Amour et de la beauté. Déploie tes ailes, elles sont sèches maintenant. N’aie pas peur. L’Amour ne connaît pas la peur car il la transcende en sa Joie et en sa Lumière. Aime. Aime-toi et aime chacun. Aime tout, sans la moindre distinction, sans la moindre discrimination. Laisse-toi porter par la Grâce de ton cœur.

Chacun de mes mots, chacun de mes silences est un Verbe. Un Verbe puissant, ne laissant place à aucun doute, ne laissant place à aucune interrogation.

Laisse le souffle de Vie prendre l’ascendant sur le souffle de tes poumons. Laisse la Lumière vibrale palpiter en ton cœur et dans tes vaisseaux. Laisse-moi t’aimer, car je ne suis que toi et aussi chaque autre. Il y a tout l’espace et toute la place, dans le cœur de chacun, pour accueillir chaque autre. Ce cœur-là n’a ni limite, ni condition, ni temps, ni espace. Vis-le.

Tout le reste n’est pas la vie mais un succédané de la vie sur laquelle ta personne a fixé des objectifs, a fixé un destin, un chemin. Tu n’es jamais né et tu ne mourras jamais. En l’Esprit de Vie, il n’y a pas de place pour la naissance et la mort ; il y a toute la place pour la pérennité et l’Éternité où le Chœur des Anges rythme tes expériences, où le Chœur des Anges te soutient et te porte lui aussi.

Laisse-moi t’aimer, au-delà de toute contingence. Laisse-moi recouvrir les zones de réticence ou de résistance de la douceur de l’Amour qui est le baume réparateur, car en définitive tout est parfait, dès maintenant.

Alors je réitère le Feu de l’Amour, le Feu de Vie, le Feu de l’Esprit, en ton cœur, en ta conscience. Et même en ce corps, le Feu arrive, ce Feu qui brûle mais sans consumer, sans détruire, mais qui forge ta Lumière, qui la sculpte en la forme du devenir que tu as choisi au sein des mondes de la Liberté.

Toi, enfant de l’Unique, je suis ce que tu as nommé « mon père » ou « notre père », qui est de partout et qui est aussi immanent en toi, te faisant voir qu’il n’y a rien à conquérir ou à chercher à l’extérieur, ni même en un ailleurs, que tout est là, à portée de cœur, à portée de ton écoute, à portée de ta chair et même dans ta chair.

Toi dont le nom est périssable en ce monde, tu as un nom qui fait bien plus que nommer une forme mais qui est le nom de ton Esprit. Je t’invite à honorer avec moi le don de la Vie, le don de l’Éternité. Je t’invite à la Vérité comme je t’invite à demeurer en moi, le sans-forme. Je t’appelle à l’impersonnel, car en l’impersonnel il ne peut y avoir la moindre division, le moindre cloisonnement, le moindre enfermement.

Toi, enfant de la loi de Un, le Un a toujours été là, puisqu’il est à la fois ton essence et même le support de ta forme d’aujourd’hui. Mais tu n’es pas cette forme, tu es l’Amour qui ne connaît pas la forme.

Je t’invite à l’action de Grâce par la prière de ton cœur, qui n’est ni effort ni volonté mais manifestation de l’Évidence. Je t’invite au sourire de la Paix sans objet. Je t’invite au sourire de la Vie. Je t’invite à aimer tout ce que tes yeux voient et à aimer de la même façon chaque pensée naissant en toi et te traversant. En aimant, ne pourra se manifester la moindre souffrance ni la moindre réticence à l’Amour et à la Vérité.

En cet Ici et Maintenant, la Lumière grandit, abolissant toute illusion de distance et toute illusion de forme.

Il y a en toi comme en moi l’infinité des mondes et l’infini des créations, de toutes les expériences à mener dans la liberté.

Toi, qui est béni à chaque seconde, de jour comme de nuit, que tu pleures ou que tu ries, la bénédiction est toujours là. Entends, entends ce que mon cœur dit à ton cœur, entends le chant de la Vie.

… Silence…
Je déploie en toi une pluie de roses et de bénédictions. En cet espace sacré de maintenant, rien ne peut s’immiscer d’autre que l’Amour et la Lumière. Écoute, écoute cette pluie de Lumière qui te féconde et qui te vivifie en cet instant, en ce moment. Tu es rendu à toi-même dès l’instant où tu dis « oui » à l’Amour, à la Vie, à l’Éternité. Même mes mots sont en ton être cette pluie d’extase, cette pluie de Lumière.

Recueille en ton vase sacré toute cette Lumière. Ne la garde pas, donne-la. À la vie, à chacun de toi, en chaque blessure de quiconque, sans effort, sans décider. Aie confiance en l’Intelligence de la Grâce et de la Lumière, en l’Amour et en l’Éternité.

Alors se déploie en toi cela. Laisse-moi t’aimer juste pour l’Éternité, pour la vie et pour la Liberté. Aime-toi de même, sans doutes et sans freins. Ne retiens rien car l’Amour te tient et te libère. Entends mes mots, entends mes silences, entends la Lumière et la vibration. Laisse le sourire de tes lèvres sourire à la vie éternelle. Toi qui es béni, quel que soit ton masque, quel que soit ce qui t’habite, tout cela n’est rien.

Et je n’en ai pas fini, permets-moi de te parler encore et laisse ton cœur écouter.

... Silence...

Laisse-toi adombrer par le Manteau bleu de l’Éternité. Laisse-toi adouber par le Christ Un. Laisse-toi ensemencer de toute vie, de tout monde et de toutes entités, de toutes consciences et de tous les soleils de tous les mondes. Laisse-moi te serrer sur mon cœur, non pas pour l’opprimer ou le comprimer mais pour l’éclater de joie, pour le dilater à l’infini de ta Présence jusqu’à ton Absence, en tout univers et en tout multivers. Là où la paix ne peut être restreinte, là où l’Amour est partout, là où la Lumière ne laisse point d’ombre, là où les mots sont toujours le Verbe de Vérité. Réchauffe-toi en moi et réchauffe-moi de ton Amour infini, sans limite, sans restrictions.

... Silence...

Profite du silence de mes mots pour en accueillir le Verbe et la quintessence. Je t’aime.

Tout est pardonné dans la Grâce, quelque erreur que tu aies pensé faire ne peut subsister ni même être pensée en l’état de ton cœur, maintenant. En ce silence, tout devient plus vaste, plus profond, plus intime.

... Silence...

Je scelle à jamais en ton cœur ce qui se déroule maintenant, non pas pour le préserver, non pas pour le lier, mais comme un sceau apposé te certifiant, si tu en as besoin, en l’Amour et en la Liberté. Je t’invite alors maintenant, ici et maintenant, à ne rien retenir, à ne rien freiner, à ne rien supposer, mais juste à le vivre en toute liberté, en toute fraternité et en toute dimension.

Mon ami, mon aimé, mon frère, laisse exulter ton cœur, laisse-le consumer ce qui n’est pas éternel. Là où tu es, il n’y a que douceur et évidence de tout ce qui est perçu.

Mon frère, mon amour, je te connais depuis toujours. Ici comme ailleurs, je te reconnais en chaque vie, en  chaque danse, en chaque forme, en chaque vibration que tu émets, en chaque émanation de ta source. Laisse-toi aller à la facilité de l’Amour, à l’innocence de la Vérité, à la clarté du Verbe. Laisse-toi vivre. Je ne mets aucune condition.

… Silence…

En ces Silences, tout est sacré.

En ta Lumière et en ma Lumière, comme en chaque Lumière, il n’y a que la même Lumière qui est tout. Là où tu ne peux coller de qualificatif, même les mots « immensité », « vaste » et « infinité » ne peuvent suffire à définir ce qui est là, car ce qui est là ne peut être qu’éprouvé et vécu, et ne peut pas être défini. Car en le définissant, on en perd en substance et on trahit la beauté de l’expérience. Laisse grandir ton cœur, bien plus large et vaste que le monde lui-même, celui-ci comme tout autre. Laisse-toi bercer par le souffle de Vie, par le chant de l’océan, par le Feu du ciel, comme de la Terre.

... Silence...

Je sais que tu es là, où que tu sois, que tu es là en moi, que tu vis en moi comme je vis en toi. Nous sommes tous là, même sans le savoir, même sans le vivre. Écoute, écoute la beauté de ton cœur quand celui-ci exulte dans la Lumière et palpite d’Amour sans distinction.

... Silence...

Ici et maintenant, le temps est suspendu. Il n’y a même plus de moments, il n’y a plus d’heures qui défilent, il n’y a plus d‘inconfort, il n’y a plus de doutes. Le moment est venu jusqu’à toi, comme jusqu’à moi. Ainsi je peux parler en ton cœur, ainsi je peux te parler de cœur en cœur, d’oreille à oreille, de Verbe en Verbe. Je t’entends. Je t’entends, je te vois. Je t’aime. Ouvre-toi.

... Silence...

Béni soit l’Éternel de ta Présence. La Lumière et la Vérité sont non seulement présentes en toi mais elles sont le témoin de ta Présence, toi qui a réuni le trois en Un, faisant le miracle d’une seule vie, ayant régénéré l’Amour éternel, en ta soif comme en tes souffrances. J’appose en toi le sceau de la Résurrection. Sois béni.

... Silence...

Permets-toi de m’aimer, en cette communion où toutes les différences s’estompent et disparaissent d’elles-mêmes. Permets-toi d’être là et d’être partout où le don d’Amour t’appelle, faisant fi de toute apparence de distance et de temps.

Je m’incline devant toi et je m’incline en toi, devant tant de Grâce, afin que tu daignes à ton tour me bénir, afin de m’éprouver moi-même et de t’éprouver toi-même dans la même Conscience, dans la même Joie, là où il n’y a nulle différence entre toi et moi et entre toi et chacun. Embrasse le monde, embrasse les univers, ils sont à ta portée, vois-le. Rien ne peut résister à notre bénédiction, rien ne peut s’opposer à l’Esprit. L’Esprit, comme la Lumière, comme l’Amour, recouvre tout et dans chaque parcelle, dans chaque intimité. Je t’invite aussi à rester ainsi, même quand je me tais. Même quand je fais silence, le Verbe est opérant. Le Verbe vivifie ce qui doit l’être en cet instant.

... Silence...

Je t’aime. Il va être temps de demeurer ensemble en le Silence de l’Éternité, sans bouger, ignorant ta personne afin que celle-ci soit aussi baignée dans l’Éternité et que chaque parcelle de ton corps de chair baigne dans la même félicité. Cet instant-là ne peut être oublié, ne peut être égaré.

Toi qui m’entends, je t’aime et je te bénis en la triple vibration de Lumière …pour la première fois…
…Pour la deuxième fois…
…Et pour la troisième fois…

Dans le Feu de ton Amour, je te rejoins et je me dissous en toi, sans rien perdre de ce que je suis et de ce que tu es.

... Silence...

Entends-tu ce Silence si parfait ? Je scelle mes mots en ton Temple d’Éternité, je scelle ma Présence au cœur de ta Présence et je disparais en l’Absolu de ton Non-Être et de ta A-conscience. En cela je t’aime et en cela tu aimes. Demeure ainsi, ici et maintenant, où que ce soit. Si tu m’as lu, clos tes yeux et laisse la magie de l’Amour ouvrir ce qu’il peut rester à ouvrir. Laisse libre ta conscience de demeurer ainsi le temps que tu le souhaites. Il n’y a pas de temps, alors prends tout ton temps ; alors il n’y a pas non plus d’espace, alors occupe tous les espaces. Tu ne peux te perdre car tu es en chacun, au-delà des apparences, au-delà des limites de chair et au-delà de la chair.

... Silence...

Je me retire maintenant en toi, je m’y dissous, je m’y repose. Berce-moi avec ton cœur, berce-moi avec le chant de ton Esprit. Je suis là pour toujours. Nous nous aimons, car nous ne pouvons éprouver autre chose ni ressentir autre chose. Tout est parfait, tout est limpide. Je fais silence. Demeure ainsi.

... Silence...

Je t’aime.

... Silence...

Nous demeurons ainsi.

... Silence...

Chacun à son rythme, dans le silence et sans bruit, quand il le souhaitera, ouvrira ses yeux et sortira dans le recueillement de cette pièce.