SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

5 octobre 2016

L’IMPERSONNEL – Partie 1 – Septembre 2016


Mon ami, mon frère et mon aimé, où que tu sois je te trouve, où que tu sois je suis avec toi. En ces temps de la Terre que tu vis, en ces temps-là de ta conscience, l’heure est aux retrouvailles plus que jamais, de façon inédite et intense. Se jouent en toi la Libération, la Liberté et la Paix. Ne vois pas en mes mots autre chose que le Silence qui rythme ta Présence et ton Absence.

Je viens te retrouver, te redonner l’élan et la soif de la Liberté qui, à chaque minute, est rassasiée, où il n’y a rien à prévoir, en cet espace où il n’y a rien à attendre, juste à être, en présence, avec toi. Tu te retrouves comme je te trouve ; là où tu es, je suis là, avec toi et en toi. Va où il n’y a plus d’espace pour la moindre distance ni pour la moindre séparation. Entends cela, en le silence de ton cœur, en mes mots qui ne font que passer mais qui déposent en toi la densité de ta Présence et de ton Absence. En chacun de toi la Liberté est vécue ; même si tu ne le vois pas, même si tu ne le vis pas, cela est là, en abondance, à profusion. Alors je t’invite à déposer non seulement les fardeaux de ton éphémère mais à te poser là où nul trouble ne peut venir agiter quelque élément de ta conscience.

Je t’invite à te poser dans la Grâce ; je t’invite à ne plus paraître, à ne plus jouer ; je t’invite au Silence et à la Béatitude de ce que tu es. Je m’exprime en toi comme tu t’exprimes en moi, dans le même rythme et dans le même Silence.

Je viens te recouvrir, si ce n’est déjà fait, de ton Manteau d’Éternité, là où la compassion, là où la guérison s’alchimisent en toi à chaque souffle. Pour cela, la Lumière te montre encore et toujours ce qu’il te reste à lâcher et à poser, afin de te démontrer que les résistances à l’Éternité, dorénavant, sont vaines et futiles, elles ne font qu’essayer de t’éloigner de ce que tu es. À chaque jour, à chaque nuit, à chaque regard posé en toi comme posé en l’extérieur de toi, tout est opportunité, tout est occasion à te retrouver en totalité, en ton entièreté.

Pose-toi là où il n’y a rien à épandre, rien à défendre, rien à discuter, rien à soupeser. Là, au rivage de ton éternité, tu prouveras – à toi-même – qu’il n’y a rien à prouver, qu’il n’y a rien à demander, qu’il n’y a rien à attendre. En le Feu de ton cœur, en la clarté de ta conscience comme de ta a-conscience, tu es présent et je suis là. Entre nous, il n’y a ni barrière, ni identité, ni différence, il y a juste l’Évidence. Cette Évidence-là, tu la connais, même si tu ne l’as pas encore reconnue. Elle est là, en abondance ; elle est là. Alors mes mots ne sont que le relais de cet espace du Silence présent en ton cœur, là où rien ne vient te détourner de ce qu’est la Vie, non pas celle de la conscience mais la vie en l’Éternité où même la conscience représente une particularité. Là où les affres du néant deviennent la plénitude évidente de ce que tu es.

Pose-toi, pose-toi en toi, repose-toi en toi.

Écoute. Écoute et entends ce qui se déroule. En ce moment même où tu es là, en ce moment même où tu m’entends, en ce moment même où tu me lis, il n’y a plus de temps, il n’y a plus de date et l’espace semble si infini qu’il en demeure Infini, qu’il en demeure uniquement l’absence de forme, l’absence  de temps, l’absence  d’identité. Justement, en ces absences, il ne peut rien manquer, il ne peut rien disparaître. Là, en le Temple de ton éternité, je t’enrobe de la Vérité Une des enfants de la loi de Un. En la béatitude et en la Grâce, trouvées en ce lieu qui n’en est pas un, en ce corps qui ne fait que passer, en ta conscience limitée qui ne fait qu’apparaître et disparaître, tu te tiens là où il n’y a rien à tenir ni rien à préserver. Pose-toi, avec moi, et avec toi-même.

En ce lieu – qui n’a nulle localisation et nul espace –, se tient le Tout, qui n’est que néant pour l’éphémère de ton corps.

La Grâce te nourrit dès l’instant où tu ne tiens plus ni à toi, ni à comprendre, ni à préserver quoi que ce soit. En cet espace sans temps et en ce temps sans espace, il y a juste l’abondance, l’abondance de la Joie, l’abondance de l’Amour, que nulle mesure ne peut contenir, que nulle conscience ne peut mesurer, ni même apprécier. Là, tu te restitues à toi-même, au-delà de toute apparence, au-delà de toute matière et au-delà même de toute conscience.

En ces temps particuliers de la Terre où la libération collective s’achève de manière effective, en chaque coin et recoin de toute conscience présente à la surface de cette terre, es-tu prêt à te donner ? Es-tu prêt à être la Voie, la Vérité et la Vie, non pas par instants ni par moments mais de manière définitive ? À toi de voir, à toi de percevoir.

Je te donne la Paix à condition que tu te donnes ta Paix, à toi-même mais à chacun aussi, de la même égale intensité, sans restrictions, sans réserve et sans conditions.

En le Temple de ton cœur, le sacre est permanent. Là où tu goûtes les fruits de ton éternité, il n’y a pas d’espace ni pour la souffrance ni pour quelque hésitation.

Où que tu sois, je me tiens. Accueille, non seulement le don de la Grâce, non seulement la béatitude, non seulement la Paix, la Joie et l’Amour, non seulement la Lumière, mais deviens tout cela à la fois. Il n’y a rien d’autre que toi, et pour chacun de nous, il n’y a rien d’autre que nous.

… Silence…

En cet espace tu te nourris, en cet espace aucun manque ne peut même être supposé, ni même pensé.

… Silence…

Le Chœur des Anges chante en ton cœur et en tes oreilles, l’Esprit du Soleil te vivifie, la Source est ce que tu es. Non plus par moments, non plus par instants, mais de manière définitive.

Et alors, en ces instants-là, toi qui es là, toi qui lis, toi qui entends, se dévoile l’ultime Vérité, celle qui ne peut être ni niée, ni même mise en question, ni même interrogée. Là est l’Évidence, il n’y en a point d’autre en définitive. Que ton chemin jusqu’à ce jour soit long, ardu, ou court et rapide, cela ne fera plus aucune différence. Quel que soit l’état de ton corps, quel que soit l’état de tes pensées, quel que soit le poids des résistances ou des attachements qui peuvent encore t’affecter au sein de l’éphémère, tu as, en cet espace, tout ce qui est nécessaire pour épanouir ce que tu es. Là où il n’y a plus ni intérieur ni extérieur, ni dedans ni dehors, ni gauche ni droite, ni haut ni bas, ni passé ni avenir, ni forme, tu te tiens.
L’action de Grâce et l’état de Grâce te sont ouverts et proposés par le don de la Grâce de la Lumière, par la vérité de l’Amour que tu es, qui ne dépend d’aucune personne car cet Amour que tu es se suffit à lui-même. Il n’a besoin ni d’attachements, ni même de flammes jumelles, ni même de relations et encore moins d’interactions, affectives ou sociétales.

Encore une fois, en ce jour, je t’invite, comme je t’invite à chaque « respir », à venir te poser là où est ton essence. Alors bien sûr, peut-être encore as-tu besoin de béquilles, d’exercices, de pratiques, de certitudes, avant d’oser tout lâcher.

… Silence…

Ose, ose être toi-même, dépourvu de tout ornement et de tout phare. Ose la simplicité dernière, celle de n’être rien ni personne, ni histoire, ni passé, ni avenir, ni même une conscience habitant un corps, ni même une Supraconscience. Au-delà de la vibration et au-delà donc de la conscience se tient ce que tu es.

Mes mots, encore une fois, ne sont que le support de ce Silence si parfait, si juste, si inouï.

Je viens encore aujourd’hui renforcer notre communion de la Liberté en l’Éternité. Je ne viens rien t’apprendre que tu ne saches déjà, même si cela t’est encore caché par les peurs et par les doutes. Viens te poser là où il n’y a rien à comprendre, rien à expliquer ni rien à dépasser. Repose-toi, pèlerin de l’Éternité. Toi, qui, au-delà de toute histoire, deviens la Voie, la Vérité et la Vie, afin que comme Celui qui fût venu, tu puisses dire à ton tour : « Moi et mon Père sommes Un ». Là est le seul miracle, là est le seul but, et ce but est déjà accompli. Il n’y a plus de chemin, il n’y a plus de route à tracer sauf pour celui qui doute encore et qui erre encore dans les méandres de l’histoire de cette terre ou de l’histoire de sa conscience. Il y a juste à te reconnaître, en tant que perfection, en tant que Vérité et en tant que beauté, là où tu ne dépends ni d’une histoire, ni d’une forme, ni d’une quelconque expression de ta conscience, en quelque dimension que ce soit.

… Silence….

Pose-toi là où il n’y a même plus de perceptions, de vibrations ou d’énergie, là où il n’y a plus ni émotions, ni pensées, ni la moindre causalité. Là où il y a juste ce qui fut nommé Shantinilaya, la Demeure de Paix Suprême, où même les mots, les plus justes soient-ils, ne sont qu’un travestissement de la Vérité, là où même la parole la plus censée et la plus aimante est encore de trop. Viens en cette vacuité, repose-toi y et demeure ainsi. Apporte-toi à toi-même la preuve irréfutable de l’Amour que tu es. Un Amour qui n’est plus coloré par quelque attachement ou quelque passion que ce soit, ni même par une histoire à tenir, là où il n’y a plus ni support, ni émanation, ni projection, où seule reste l’évidence de la Paix, l’évidence de l’Amour, ne dépendant en aucune façon de ton histoire, de ta vie, de ton corps ou de tes relations.

Alors bien sûr, tu le sais, il existe au sein de cette terre où tu poses encore tes pieds, des endroits privilégiés au sein de la nature, au sein de certaines rencontres, qui te permettent de fortifier ta demeure d’Éternité. En cette demeure, il n’y a ni porte ni fenêtres, ni même des murs, ni même de toit, il y a juste la plénitude, celle parfaite de la vacuité. Là, en ce lieu, en ton Cœur du Cœur, au Centre du Centre, il y a le Tout, en même temps qu’il y a le rien à tes yeux charnels et à ta conscience limitée.

La superposition de ce qui fut nommé l’éphémère et de l’Éternel te rapproche chaque jour un peu plus de l’Éternité révélée et vécue. Quel que soit l’état de ton corps, quel que soit l’état de tes attachements, de tes peurs, de tes doutes, seul l’Amour prévaut, et prévaudra de plus en plus au fur et à mesure que Marie se rapproche de différentes façons. Qu’elle se rapproche à l’intérieur de toi directement, ou qu’elle se rapproche au sein de la Confédération Intergalactique des Mondes Libres, ne fait nulle différence car il s’agit de la même chose. Tous, parmi les Anciens, Étoiles, Archanges et autres intervenants t’avons dit en permanence que tout était en toi. Mais au-delà de ce « Tout » qui est en toi, n’oublie pas que ceci s’appuie sur l’absolue félicité du Parabrahman, de l’Absolu, là où la Liberté ne peut être ni restreinte ni discutée.

Confie-toi, confie-toi à ce que tu es, sans limites et sans préjugés. Vérifie-le par toi-même chaque jour. Les grâces sont là, en surabondance. Quelles que soient les circonstances et ton destin au sein de l’éphémère, rien de cela ne peut entraver la Vérité. Et cela tu le vis, même si tu n’as pas su encore poser les mots sur ce que tu vis. Au travers de toute souffrance comme au travers de toute joie, il n’y a que cela qui demeure, il n’y a que cela qui est vrai.

Permets-moi aussi, au-delà de mes mots – qui ne sont que le rythme de ce Silence –, de te bénir à chaque fois, à chaque venue, avec plus d’intensité, plus de fulgurance, et surtout plus d’évidence.

Alors, que tu me nommes l’Ancien des jours, que tu me nommes Marie, que tu me nommes de tel nom ou de tel nom, cela n’a représenté en définitive que le moyen de te raccrocher au fil d’une histoire. Aujourd’hui tu as suivi ce fil jusqu’à l’origine ou jusqu’à la fin, en cet espace qui n’est pas un espace mais où pourtant l’origine et la fin se rejoignent et ne font plus de différence.

… Silence…

Installe-toi. Installe-toi en paix, avec bonheur, en ces moments d’Éternité. Installe-toi là où rien ne peut être souffrant et où rien ne peut être absent.

Ainsi, en le Feu de ta Présence, en le Feu du Cœur, le Feu de l’Esprit vient apaiser les brûlures parfois intenses touchant ton histoire et ta personne, qui ne sont que des rappels à ton éternité et à ta beauté.

En ce lieu-là où le temps n’est plus et où même l’espace ne peut plus être défini, il n’y a rien d’autre que cela – et cela est tout.

Chacun de toi, en cette vie, vit à sa manière la convocation de la Lumière au Jugement dernier qui est le début, je te le rappelle, de la vraie vie, où plus rien ne pourra venir te limiter ou t’obliger.

Pose-toi en cette humilité, en cette simplicité, où même les quatre Piliers n’ont plus besoin d’être évoqués ni même pensés. Tu rentres dans le temps de ta terre où il n’y a plus besoin de béquilles, où il n’y a plus besoin d’aide, où il n’y a plus besoin de repères ; seule l’Évidence est là. Et en l’Évidence, il n’y a ni mots à ressentir ni mots à dire, il y a juste à accueillir et à disparaître.

L’Intelligence de la Lumière et la Grâce ne te donnent plus seulement à voir ce qui est à voir au niveau des plans subtils ou au plan de ton historique de vie mais bien plus la vérité nue de l’Amour, de ce que tu es et de qui tu es.

… Silence…

En chacun de mes silences, il y a résolution de ce qui peut te sembler encore être à résoudre, à éclaircir, à dépasser ou à transcender. C’est aussi en ce lieu qu’il n’y a plus besoin de preuves ou d’appuis, qu’il n’y a plus besoin de discourir, qu’il n’y a plus besoin de trier, mais juste à acquiescer afin que toi aussi tu dises : « Père, mon Esprit est entre tes mains ». Là est l’ultime renoncement à l’illusion de cette vie, à l’éphémère de cette vie, faisant éclater en toi la vérité et la primauté de l’Amour, non plus seulement comme une adhésion, non plus seulement comme une expérience qu’il t’a été donné de vivre ou de vivre encore, mais simplement l’Évidence, où rien d’autre ne peut apparaître parce que cette Évidence-là se suffit à elle-même et te suffit.

… Silence…
     
Là où ne peut exister ni combat, ni bien, ni mal, ni dualité, là où ne peut exister la moindre poursuite d’un idéal quelconque, ni la satisfaction d’un désir ou d’un besoin vital. Il reste juste l’Évidence, et en cette Évidence-là tu te nourris, en cette Évidence-là tu demeures en paix et découvres la totalité de ta Présence et de ton Absence.

Alors tu laisseras en toi libre cours à toute manifestation, que cela soit celle d’un ange, celle d’un Archange, celle de Marie ou celle d’un habitant de la nature. Là il n’y aura même plus besoin de percevoir l’initialisation d’un contact ou d’une rencontre mais juste, comme je te l’ai dit, te poser, te reposer et d’accueillir, car ta nature est accueil et don, il ne peut en être autrement, ici même en ce monde comme au sein de ton Éternité. Il n’est plus question de superposition de l’Éternel et de l’éphémère mais de l’absorption de l’éphémère par l’Éternel.

… Silence…

L’Évidence t’appelle à conduire ta vie en ce corps éphémère, sans effort et sans réticence. En ce sens-là, seul l’instant présent au sein de ton éphémère devient important, mettant à mal en quelque sorte ce qui a construit ton histoire, ta mémoire et tes expériences de conscience. Laisse tout cela disparaître, laisse tout cela s’oublier, sans peur et sans questionnements. Ne vois plus cela, laisse toute la place à ce que tu es. Quelles que soient les circonstances de ta vie ou de ton monde, autour de toi comme sur l’ensemble de cette planète, quoi que tu vives et quoi que tu voies, quoi que tu penses, cela ne représente plus rien. Tu le vis déjà, parfois avec trouble, parfois avec résistance, parfois avec peur, mais tout cela, comme tu le sais, ne fait que passer et ne peut subsister devant l’intensité de ta Flamme éternelle.

… Silence…

Tu es attendu au cœur de toi-même…

… car ici, toi et moi n’avons besoin de rien, ni de forme ni d’histoire, mais nous avons juste à recueillir l’Évidence de ce qui est, à dire « oui », à ne plus négocier, à ne plus avoir peur, à ne plus être en colère, à ne plus résister, mais accepter l’Évidence. En cet espace, tu ne pourras plus ne plus être transparent, tu ne pourras plus sortir de l’humilité et de la simplicité. Tu t’aperçois à ce niveau-là (qui n’est plus un niveau), que toute connaissance n’est que fatuité et ignorance, que tout ce qui a été encore tenu jusqu’à présent te tient et te retient prisonnier de l’éphémère. Tu le sais, très bientôt il n’y aura plus de place sur la terre, ni en toi, pour retrouver cet éphémère et l’y maintenir. Alors je t’invite à précéder l’Appel de Marie et à laisser l’Œuvre de Vérité se déployer en toi et se vivre.

… Silence…

Quelles que soient les opportunités que tu aies de rencontrer les peuples de la nature, de rencontrer les autres dimensions, tout cela qui pouvait encore te sembler merveilleux et magique, et si facilitant pour ton être éternel, tout cela s’efface aussi afin que tu sois nu, afin qu’il n’y ait plus de barrière ni de distance avec la Vérité, avec l’Évidence.

Je ne viens rien te promettre, ni en termes de temps ni en termes d’espace, j’attire simplement ton attention sur ce qui est à vivre ; quelle que soit ton histoire, quel que soit ton état, quels que soient tes rêves, cela est bien réel, et c’est d’ailleurs la seule réalité immuable et qui ne disparaît jamais. Que tu aies choisi la Liberté associée à une forme, que tu aies choisi les mondes carbonés libres, que tu aies choisi l’Éternité totale, cela ne fait aucune différence car le point de passage est exactement le même ; quelle que soit ta destinée, quelle que soit ta destination, quel que soit ton état, il n’y a nulle différence et nulle distance.

… Silence…

C’est en cet espace de Silence que tu vis, ici et maintenant comme ailleurs et partout, que se dévoile cet Ineffable, non plus pour se l’accaparer, non pas pour en parler ni même pour te justifier, ni même pour avoir la moindre preuve de cette vérité. Cela, tu ne peux le vivre qu’en le devenant, qu’en l’étant.

… Silence…

Alors cela avait été dit : « Aime et fais ce qu’il te plaît ». Non pas ce qui plaît à ta personne mais ce qui plaît à l’Éternité, c’est-à-dire devenir non plus seulement un semeur de Lumière, un ancreur de Lumière ou un libérateur mais être simplement toi-même, accueillant avec la même équanimité les joies comme les peines, les souffrances comme les peurs, et l’Amour, de la même façon, sans différence, sans distinction.

En cet espace-là il n’y a rien à prouver, ni à toi, ni à l’autre, ni à ta famille, ni à ton aimé. Il n’y a rien à défendre ni rien à travestir, et rappelle-toi que les mots mêmes que tu poserais dessus, en définitive, ne serait qu’un travestissement ou une imposture par rapport à la Vérité.

… Silence…

Le Chœur des Anges, et l’Esprit du Soleil, chante en toi maintenant sa symphonie de manière permanente, sans détours, sans ombre et sans alibi.

Ainsi, où que tu sois, nous sommes tous là, chacun de toi et chacun de nous.

Ce qui sort de là, de cet état – qui n’est pas un niveau ni un état – est simplement la vacuité et l’Évidence. Cette Évidence-là n’a pas besoin ni de raisons ni de justifications. Elle n’a besoin de rien, ni même de toi, ni même de nous, ni même d’un scénario final concernant les mondes dits carbonés.

Chacun de toi est capable d’observer, depuis la conscience éphémère, ces moments de disparition et ces moments d’Évidence qui ne reposent sur rien, ni même sur la vibration, ni même sur l’énergie, même s’il en existe des témoins et des marqueurs au niveau de ton corps, ayant été nommés Portes ou Étoiles ou centres d’énergie ; cela est accessoire maintenant car même cela n’a plus d’utilité autre que d’être, en quelque sorte, les marqueurs de ta vérité, mais ils ne sont pas eux-mêmes la Vérité.  

… Silence…

Là est la Vie, qui ne dépend plus d’une onde, qui ne dépend plus d’une vibration, qui ne dépend plus d’une conscience ni d’aucun mouvement de la conscience.

Ce qui se vit est donc la transcendance parfaite de ce qui est limité encore en cet Illimité déjà tant présent et tant prégnant.

Là est l’école de la Vie, non pas une école qui t’enseignerait quoi que ce soit ni même ne répondrait à une quelconque interrogation mais vient s’imposer en évidence d’elle-même, là où il n’y a plus de mots ni de forme, ni d’état, ni de futur.

Alors tu te tiens là où je suis.

… Silence…

Écoute et entends, bien au-delà de mes mots, bien au-delà de ta personne, ce que je résonne en toi, ce qui se délivre en toi.

En ce lieu-là tu réalises les vanités successives de tes quêtes, de vie en vie, tu réalises la perfection de l’Esprit, déjà parfait, et qui n’a donc rien à améliorer, à prouver. Seul le jeu de ton âme, si elle est encore présente, peut sembler te faire osciller et passer d’un état à un autre, jusqu’à ce que tu vives qu’il n’y a pas d’autre état, qu’il n’y a pas d’état spécifique, qu’il n’y a pas de forme. Tu échappes ainsi au conditionnement de la forme, même au sein des mondes libres, tu échappes ainsi à l’avidité de l’expérience de la conscience et tu demeures là, tranquille et immobile, en le souffle de vérité, en l’extase.

… Silence…

Profite du Silence, profite de ta présence et de la mienne et de chacun de nous. Profite de l’instant que tu t’es offert pour m’écouter, m’entendre ou me lire. Ne t’en tiens pas aux mots ni à une quelconque identité, la mienne comme la tienne, qui ne font que passer. Demeure au-delà de tout ce qui peut trépasser, demeure présent et absent, à toi-même comme au monde.

… Silence…

En ces silences de plus en plus vastes, de plus en plus larges, les dernières limites tombent, les dernières résistances s’évanouissent. Les Trompettes de l’Esprit qui sonnent en ton Temple intérieur abattent les derniers murs, les dernières pierres qui te semblaient faire obstacle à ta liberté.

… Silence…

Même en toi, s’il y a le Feu du Cœur, celui-ci devient un baume apaisant qui ne fait brûler que les fantasmes éphémères de l’évolution ou de l’amélioration car ici, tout a toujours été parfait et demeure ainsi à jamais. Établi ici, tu n’as besoin de rien d’autre, tu n’as rien à montrer ni à démontrer, tu n’as rien à justifier, tu n’as rien à critiquer, car en cet espace qui n’est plus un lieu, tu ne peux voir aucune différence et tu t’aperçois que tout est parfait, même en toute imperfection. Tout cela ne fait que passer et te déposer à ce que tu es et en ce que tu es.

… Silence…

Écoute et entends le chant du Silence et l’évidence de ce Silence.

… Silence…

De cette manière, il t’est donné de vivre cette Éternité et cette Vérité, la seule et l’unique, qui ne peut jamais être affectée par quelque expérience ou quelque forme que ce soit.

… Silence…

Tes mots et mes mots, tes pensées qui peuvent advenir, ne font que se montrer et disparaître à leur tour.

… Silence…

Pose-toi encore plus profondément dans cette Évidence. Ne cherche rien, ni énergie, ni vibration, ni pensée, ni vision, fût-elle celle du cœur.

… Silence…

Laisse simplement être ce qui est. 

… Silence…

Ainsi, tu ne te nourris pas ni de tes mots ni de mes mots, tu te nourris exclusivement de toi-même, là où tout est don, là où tout est gratitude.

Là où tu es, là où je suis, rien ne manque, rien ne peut manquer et rien ne manquera jamais. C’est en cet espace que tu t’affermis en présence en ce monde, en présence dans ta vie.

En cet espace, il n’y a plus nulle demande à formuler ni rien à conquérir. La notion même d’évolution devient caduque et risible.

En cet espace-là, il n’y a rien à retenir, il y a juste à s’asseoir, en présence de l’Évidence. Il n’y a pas de Lumière à chercher, ni de rencontre à vivre. Tu l’as compris, c’est le moment de te mettre à nu, en face de toi-même et de te regarder, sans culpabilité, sans jugement et sans avis, simplement regarder, avec lucidité, tout cet éphémère, qu’il concerne ton corps, tes pensées ou ce que tu pourrais nommer encore ton karma, ne t’appartenant plus mais appartenant à la personne limitée.

… Silence…

En cet espace-là, la prière est spontanée. Elle n’est pas un effort, et encore moins une demande, elle est juste remerciement pour la Vérité et remerciement pour l’Évidence.

… Silence…

Et là, alors que ne reste plus rien de ce à quoi tu peux t’identifier, ce en quoi tu peux te projeter,  tu es la Vie et tu es la Vérité, et tu es la Voie, non pas celle que tu parcours mais celle que tu entends dans le Silence de ton être.

… Silence…

Ce que tu perçois maintenant, ou l’absence même de perception, n’est que le témoin de l’Évidence.

… Silence…

Dans le moment où tu n’es pas là, en ce Centre du Centre, en ce Cœur du Cœur, en cet espace sans espace, n’oublie pas que tu peux t’y ressourcer, sans effort et sans difficulté, et sans rituel ou sans technique. En cela tu es la Lumière, celle du soleil qui éclaire ce monde comme l’Esprit qui éclaire ton âme ou ta personne. Rappelle-toi qu’il ne sert à rien de vouloir tenir ou maintenir cette Évidence-là, elle est là à profusion dès que tu acceptes de ne rien tenir, de ne rien désirer, dès le moment où tu acceptes de n’être rien.

… Silence…

Toutes les phrases que je prononce, que j’édicte, tous les silences, ne sont en définitive que l’unique et même témoin de ce que tu es.

En ce lieu-là, il n’y a pas de difficulté.

… Silence…

En ce lieu-là, il n’y a que l’Amour. Et cet Amour est l’Amour, est Tout.

… Silence…

Écoute et entends ce que te dit le Silence, ce que te dit la Grâce, touchant ainsi de manière de plus en plus intense l’Évidence de ce que tu es, au-delà de ta forme, au-delà de l’âme et au-delà de la conscience. Tout se résout. Alors vis ton évidence, sans mesure et sans démesure, juste cela, car dans cette Évidence, il n’y a rien à quantifier ni rien à rejeter.

… Silence…

En ce lieu-là, même ton souffle semble immobile, même ton souffle est suspendu.

Rappelle-toi que quelque élément qui reste au sein de ton éphémère – dans ton corps éphémère ou dans ta vie éphémère – n’a besoin que de cela : de l’Évidence, de l’Amour et de la Grâce.

As-tu mis l’Amour devant ? Devant même ta personne ? Devant même ton histoire ? Devant même tes attachements ? Alors si la réponse est oui, tu es libre, entièrement libre.
… Silence…

 Perçois, l’évidence de ce Silence, et le silence de l’Évidence. Tu y es.

… Silence…

Même ton nom n’est plus qu’un lointain souvenir, un rêve. En cette Évidence-là, tout le reste, en ce monde comme ailleurs, n’est qu’un rêve qui ne fait que passer, auquel tu tiens par moments – et comme tu le constates, de moins en moins – parce que la Grâce de la Lumière et son Intelligence t’y poussent ; quoi que tu y trouves à dire ou à redire, cela ne change rien. Tu es ce que tu es, enfant de l’Un, Source toi-même.

… Silence…

En ce Silence-là, il n’y a ni densité ni légèreté. Il n’y a pas d’image, il n’y a rien à voir.

… Silence…

Et là, en maintenant ce Silence au-delà de mes mots, il ne demeure rien d’autre que ce que tu es. Alors ce que tu t’offres à toi-même à vivre maintenant, en me lisant, en m’écoutant, il t’est donné de le vivre en seul à seul, il t’est donné de vivre cela dans la nature, en ses habitants, il t’est donné de le vivre en face de chaque frère et sœur apparaissant en une forme à tes yeux en ce monde, de la même façon.

… Silence…

Tout n’est, en définitive, vu de l’extérieur, qu’à ta faculté d’avoir confiance en ce que tu es et non plus confiance en toi ou en quelque histoire que ce soit, ni de ce monde ni d’un autre monde.  En cette Évidence-là, il n’y a besoin d’aucun monde ni d’aucune dimension, il n’y a besoin de rien. Il n’y a pas non plus à fournir d’effort.

… Silence…

Toi qui te tiens là, en le cœur de chacun, tu es à ta juste place. C’est d’ailleurs la seule place qui ne connaît aucune limite, de personne ou de forme. Ainsi, de mon cœur, j’adresse à ton cœur la même Vérité et le même Silence.

… Silence…

En cet espace-là, tous les espaces sont présents ; en ce temps-là, tous les temps sont présents. En ce temps-là et en cet espace-là, tout est résolutoire, tout est bénédiction. Alors, de mon cœur, je bénis ton cœur.

… Silence…

En cette Évidence-là, tu te rends compte qu’il n’y a rien à défendre ni rien à revendiquer, qu’il y a juste la douceur, la douceur mais aussi la force et la puissance de la Vérité.

… Silence…

En cet espace-là, tu te rends compte qu’il n’y a rien à préserver, qu’il n’y a rien à vouloir. Tu n’es plus seulement aux Ateliers de la Création mais à la source même de la Création. Tu es l’Alpha et l’Oméga, sans pouvoir définir ce qui est de l’ordre de l’Alpha et ce qui est de l’ordre de l’Oméga, car l’Alpha et l’Oméga sont la même chose. Il n’y a pas à te déplacer, il n’y a rien qui se déplace.

… Silence…

Et le Silence se prolonge. Quels que soient mes mots, il n’y a ni lassitude ni interrogation.

… Silence…

En ce Silence, tu ne dépends de rien, tu n’es limité par rien. Aucune croyance ne peut maintenir son asservissement, aucune histoire ne peut être jouée. C’est ainsi que tu te reconnais à chaque souffle, de plus en plus clairement, de plus en plus aisément.

… Silence…

Ainsi, tu éprouves la vacuité. Que tu aies disparu ou que tu sois présent ne change rien, tu te nourris, tu te régénères, tu te vivifies.

En ce Silence-là, je rebénis à nouveau ta Présence et ton Absence.

Action de Grâce perpétuelle, béatitude infinie et sans fin.

… Silence…

Toi, Fils Ardent du Soleil baptisé en l’Esprit de Vérité, toi, celui qui a ressuscité, accompagne-moi en cette béatitude et en son Évidence. Ne reste pas en arrière, n’aie aucune résistance.

Tu es la Joie.

… Silence…

Laisse le parfum de ton essence éclater aux yeux du monde car en cette Évidence, nul regard et nulle parole ne peut t’altérer. Demeure en ta véritable demeure et là, à ton tour, aime. Aime et bénis tous ceux que tu connais et aussi tous ceux que tu ne connais pas. Qu’ils soient amis, qu’ils soient ennemis, de quelque âge qu’ils soient, de quelque nature que soit votre relation ou votre absence  de relation, ne fais pas de différence. D’ailleurs tu ne peux en faire, si tu te tiens réellement là, car tu n’as rien à décider. Les bénédictions émanent de toi sans que tu le souhaites ou sans que tu le penses. De la même façon que le soleil nourrit chacun de la même manière, de la même façon accorde ta Lumière à tout ce que tu rencontres ; que cela soit des situations, que cela soit un ami, que cela soit un ennemi, tout cela n’existe pas. Tu ne dépends d’aucune condition ni d’aucune limite pour être ce que tu es.

… Silence…

Et là maintenant, alors que mes mots s’espacent et s’éteignent, ils demeurent vivants en toi car ils sont paroles de vie, paroles d’abondance, ils sont le Serment et la Promesse, ils sont le Chœur des Anges comme les Trompettes qui retentissent en ton ciel et en toi.
… Silence…

En le Silence qui est là, nous déposons ensemble tout ce qu’il peut te sembler et me sembler être encore distance, car toute distance est illusoire    .

Demeure en la Liberté de l’être, demeure en la Liberté de celui qui n’est rien.

… Silence…

Toi qui es l’ami et l’aimé de toute vie, toi qui es toute vie, en quelque forme et en quelque dimension que ce soit.

… Silence…

En ce Silence, l’Évidence est là.

En ce Silence, l’Amour est partout.

… Silence…

En ce Silence, se vit intensément la Nouvelle Eucharistie.

… Silence…

En chaque cœur, où qu’il soit sur la terre, qu’il soit dans ta poitrine ou dans la poitrine du vieillard qui s’éteint ou de l’enfant qui respire pour la première fois,  il n’y a pas de différence. C’est cela que te prouve le Silence, c’est cela que te prouve la prière du cœur qui n’a ni objet, ni sujet, ni intention, ni souhait.

… Silence…

Bien sûr, en un autre moment il y aura des mots, il y aura des questions. Mais ces mots et ces questions s’appuieront avant tout sur l’intensité du Silence afin d’y percevoir la réponse qui ne s’appuie pas sur les mots mais qui ne s’appuie que sur l’Évidence.

… Silence…

Je te bénis encore et toujours car que puis-je faire d’autre que de bénir ta Présence comme de bénir ton Absence ? Il n’y a rien de plus primordial, car en cette prière et cette bénédiction, il n’y a pas le moindre espace pour la voie du doute ou de la souffrance. Mon ami, mon aimé, que te dire de plus ou de moins ? Que retirer de mes mots ou qu’ajouter à mes mots ? Mes mots ne sont en définitive que ce qui rythme ta Présence et ton Absence. Ils n’ont pas vocation à te nourrir ou à te questionner mais simplement te mettre en résonance avec ton Évidence.

… Silence…

Et là, que penses-tu encore avoir à résoudre ? Que penses-tu encore avoir à élucider ? À comprendre ou à vivre ? Tu es toi-même la réponse ; quoi que dise ta personne, quoi que te dise ta souffrance ou ta joie, elle ne fera de toute façon que passer. N’oublie pas que tu ne peux rien rendre parfait car tout est déjà parfait en ce que tu es.
… Silence…

Alors je dépose en toi toutes les grâces nécessaires, toutes les joies et toutes les évidences. Alors je dépose en toi ce que tu es, ce que tu as toujours été et ce que tu seras toujours, qui ne dépend ni d’une personne, ni de la tienne, ni d’une circonstance, ni d’un temps, ni d’un espace, ni d’une chronologie, ni du jour, ni de la nuit. 

… Silence…

Je te laisse maintenant, en présence de l’Évidence, en présence de toi-même, avant de revenir, car en définitive je ne pars jamais, de même que tu ne pars jamais. Tu ne fais qu’ouvrir les yeux à la réalité de ta conscience en ce monde comme en tout monde, mais cette Évidence-là ne pourra plus jamais disparaître ni même te donner l’impression de s’éloigner.

… Silence…

Donne-moi ta bénédiction.

… Silence…

Partageons l’Évidence, partageons le Silence, partageons le don de la Vie et le don de la Grâce.

… Silence…

Demeure en l’Évidence. Toi, Fils Ardent du Soleil, enfant de la loi de Un, Source toi-même, en tout univers et en tout multivers, en quelque dimension que ce soit, car tout cela ne sont que des spécificités. Tu es bien plus que l’ensemble de ces spécificités, et tu es bien moins que ce que tu crois être au sein de la personne quand celle-ci s’exprime ou se manifeste. Tu es poussière, et tu es Lumière, tout ne dépend que de toi. Je t’aime.

Permets-moi de déposer sur tes épaules le Manteau de la compassion et de l’humilité. Reviens à toi en ton monde extérieur mais reste dans l’Évidence de ton cœur.

Je me tais quelques instants maintenant et communions ensemble.

… Silence…