SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

30 septembre 2016

Attentat de Nice : l’enquête qui contredit les politiques

Le 14 juillet dernier à Nice, un terroriste fonçait sur la foule au volant d’un camion. L'attentat a soulevé de nombreuses questions. Azzeddine Ahmed-Chaouch nous fait part de nouveaux éléments sur l'enquête...

C’était le 14 juillet dernier à Nice. Un terroriste fonçait sur la foule au volant d’un camion de 19 tonnes. Bilan : 86 morts et des centaines de blessés. A la demande des associations de victimes, un hommage national se tiendra sur la colline du Château, à Nice, le 14 octobre prochain, en présence du président François Hollande.

Cet attentat avait soulevé de nombreuses questions : comment ce camion avait-il pu pénétrer sur la promenade des Anglais ? Le dispositif de sécurité était-il suffisant ? Différentes versions ont circulé. Il y a eu des affirmations, des démentis, des polémiques.

Le journaliste de Quotidien Azzeddine Ahmed-Chaouch a pu consulter le dossier, dont certains éléments n’ont encore jamais été révélés, notamment un document clef de l’affaire. Il s’agit de l’enquête de la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire. Celle-ci décrit les faits minute par minute et s’appuie sur les captures des vidéos surveillance qu’Azzeddine a aussi pu consulter, mais que nous avons choisi de ne pas montrer.
Ce qui nous a frappé, ce sont les divergences entre l'enquête policière et les versions données par les politiques.

La durée du carnage

Le directeur du cabinet de Christian Estrosi, président de la région PACA, affirmait quelques heures après l’attentat :

    “il s’est passé 45 secondes entre le moment où le terroriste a pénétré dans la zone interdite et le moment où il a été abattu”.

Cependant, d'après les procès verbaux, les vidéos-surveillance captent à 22 heures 33 minutes et 27 secondes la première image du véhicule qui circule sur le trottoir, roulant à vive allure, feux éteints. Le chauffeur du camion ayant été neutralisé à 22 heures 37 minutes et 44 secondes, il semble donc que l’action terroriste ait duré 4 minutes et 17 secondes, soit 5 fois plus que l’estimation donnée par le cabinet de Christian Estrosi.

Le dispositif policier mis en place le soir du 14 juillet

Deux jours après l’attentat ayant frappé Nice, Bernard Cazeneuve disait ceci : 

    Chacun qui a pris connaissance des conditions d’intervention de la police nationale pourra constater qu’elle était présente, et très présente (...) Des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais.

Le ministre de l’Intérieur dit “D ES véhicules” pour insister sur l’importance du dispositif. Mais cinq jours plus tard, le quotidien Libération dénonce “ des failles et des mensonges”, notamment un dispositif policier trop léger, allant ainsi à l’encontre de la version officielle du gouvernement. Le procès verbal semble donner raison au journal. Sur les vidéos, les enquêteurs ne relèvent qu’une voiture de police nationale sur la promenade des Anglais.

La neutralisation du terroriste

Sur ce point, il y a également divergence. Voici un extrait du procès verbal de la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire :

    À 22 heures 34 minutes et 28 secondes, constatons la présence sur la chaussée sud d'un véhicule sérigraphié de la police nationale qui active ses gyrophares et prend en charge le "camion terroriste". Le véhicule de police se retrouve bloqué par les personnes ayant réussi à s'échapper. La progression des policiers n'est donc pas aisée, devant "zigzaguer" entre les personnes apeurées et blessées. À 22 heures 34 minutes et 45 secondes : le véhicule de police est derrière le fourgon à une distance d'environ 60 mètres, bloqué.

Si la police était bloquée, ce n’est donc pas elle qui a arrêté le camion, malgré la version officielle émise juste après l’attentat et largement relayée dans les médias. Bernard Cazeneuve avait affirmé : “le dispositif de protection a permis à la police nationale d’intercepter le camion et de mettre un terme à sa course meurtrière.”

Sur ce point, l’enquête de l’anti-terrorisme n’arrive pas à la même conclusion. C’est un fait extérieur qui met fin à la course folle du camion. L’enquête affirme :

    à 22 heures 35 minutes et 46 secondes, constatons que le camion terroriste cale. Il ne repartira plus.
    43 secondes plus tard, les policiers se trouvent derrière le camion. La fusillade dure 1 minute et 15 secondes.

À 22 heures 37 minutes et 44 secondes, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel est donc abattu. Ce sont bien les policiers qui ont neutralisé le terroriste, mais ce ne sont pas eux qui ont stoppé le camion de 19 tonnes.

Pour résumer, le carnage du 14 juillet dernier à Nice a duré beaucoup plus longtemps que la version officielle. Le dispositif de sécurité au moment du drame n’était pas aussi étoffé que ce qu’ont pu affirmer les autorités. Et le camion de 19 tonnes n’a pas été neutralisé par les policiers, mais il a calé. Ce n’est qu’ensuite que les policiers ont pu abattre le terroriste.

Source: tf1.fr 

Note: c'est du grand n'importe quoi! Vous remarquerez que toute l'enquête se focalise sur les faits au moment de "l'attentat", et non sur ce qui s'est passé avant ou après, ou sur tous les indices qui justement prouvent qu'il s'agit de tout autre chose qu'un attentat (voir ici). De plus, si on regarde précisément sur ce qui s'est passé pendant le massacre, on peut déjà se demander pourquoi les impacts de balles démontrent que la police a tout fait pour éviter le conducteur? Ou encore, comment se fait il que des témoins affirment qu'il y avait deux "terroristes"? Et puis... je parle même pas du journaliste Allemand présent sur les deux sites "d'attentats" (voir ici), à Nice puis à Munich...

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