SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

28 juin 2016

Western: Sur les plages, une partie des CRS nageurs-sauveteurs seront armés cet été

Cette décision a été prise dans la foulée du double assassinat d'un couple de policiers à Magnanville, dans les Yvelines, mi-juin. Elle vise à protéger les policiers et les vacanciers, notamment en cas d'attaques terroristes.

C'est une première en France. En plus de leur talkie-walkie et de leurs jumelles, les CRS chargés de la surveillance des plages l'été, pourront désormais porter leur arme de service, a révélé LCI ce lundi. «Dans un contexte où les forces de l'ordre sont particulièrement exposées au risque de confrontation avec des individus armés extrêmement dangereux, la nécessité d'intervenir pour les neutraliser m'amène à prévoir (...) l'armement des personnels CRS sur les plages pour la saison estivale 2016», écrit le directeur central des compagnies républicaines de sécurité dans une note interne que Le Figaro a pu consulter.

Plus concrètement, seul le chef de poste de secours sera autorisé à porter une arme, un pistolet automatique. Et quand ce dernier sera de repos, ce sera à l'adjoint de la porter. Les maîtres-nageurs-sauveteurs CRS (MNS-CRS) concernés devraient être équipés d'un étui spécial, étanche et discret. «Cela ressemblera à une sacoche banane avec une partie centrale pour loger l'arme et deux poches latérales», décrit une source policière. «On est en short, l'idée est de garder une tenue adaptée». Devront-ils porter un gilet-par balles? «Il fait partie de l'équipement du policier donc il devra l'avoir avec lui et le porter en cas de danger imminent», répond-t-on au Service d'informations et de communication de la police (Sicop). «Après, s'il fait 40°C, il faut pouvoir assouplir les règles».

Le syndicat majoritaire Alliance s'interroge

Cette décision, qui intervient deux semaines après le double assassinat d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines), a été saluée par une partie des syndicats. «On se félicite de cette décision», réagit Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa Police, qui réclamait cette mesure. «Elle permet de protéger les policiers et les vacanciers dans un contexte particulier». Un avis partagé par Nicolas Comte, porte-parole du syndicat SGP Police-FO: «On a vu qu'aujourd'hui les policiers étaient des cibles ‘de choix' pour les terroristes». On pourra «assurer la sécurité des baigneurs et être prêts à réagir en cas d'attaque armée sur une plage (...) Tout le monde y gagne», commente-t-il au micro d'Europe 1. Pour rappel, à la mi-juin, les syndicats de police avaient déjà obtenu l'autorisation de porter une arme en permanence, même en-dehors de la période d'état d'urgence. Celle-ci doit prendre fin le 26 juillet.

Au syndicat Alliance, majoritaire dans la police, on se veut en revanche plus réservés. «Sur le principe, on n'est pas opposé à cette mesure mais on s'interroge», commente Johann Cavallero, délégué national CRS. «Seul le chef de poste est armé. Sur une équipe de 7 ou 8 CRS, ça ne fait pas beaucoup. Pourquoi ne pas armer les autres dans ce cas?». Quant aux modalités pratiques, des questions demeurrent: «Comment l'arme sera-t-elle conservée dans ces bungalows temporaires? Normalement, il faut une armoire forte», rappelle le syndicaliste. «Honnêtement, on aurait préféré renforcer la présence de collègues armés en VTT ou en zodiacs, plutôt que d'armer les collègues sur la plage».

Moins de MNS-CRS sur une période plus courte

En revanche, les syndicats ne comprennent pas que le ministère de l'Intérieur ait décidé de baisser le nombre de MNS-CRS sur les plages cet été. Etat d'urgence oblige, ils ne seront que 297 contre 471 en 2015, notamment en raison de l'organisation de l'Euro 2016 de football et du 14 juillet. Conséquence: «Les villes doivent recruter des maîtres-nageurs civils», déplore Cyril Lambert, référent MNS-CRS à l'Unsa Police. «On est seulement présents dans 66 villes contre une centaine l'an passé». Ce dernier pointe également du doigt la menace terroriste qui pèse sur les plages en rappelant que d'autres pays en ont déjà été victimes. Le 26 juin 2015, l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque d'un hôtel situé près de Sousse en Tunisie, qui avait fait 38 morts. En mars, c'était une station balnéaire à Grand-Bassam en Côte d'Ivoire qui avait été visée par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). 18 personnes y avaient perdu la vie.

Plus récemment, le journal Bild expliquait dans ses colonnes que les services de renseignements allemands et italiens craignaient de potentielles attaques dans les régions côtières de l'Italie, de la France et de l'Espagne. «Pourquoi, alors que notre président de la République veut la sécurité de tous, nous diminuons les effectifs des nageurs-sauveteurs sur l'ensemble du territoire?», interroge encore Cyril Lambert. Leur temps de présence sera aussi écourté: ils surveilleront les plages du 20 juillet au 22 août, soit un mois contre deux auparavant. «Pourquoi ne pas aller jusqu'au 31 août, fin des vacances scolaires?», demande son collègue Philippe Capon. «La saison estivale ne sera pas terminée, c'est inadmissible!»

«Ce n'est pas parce qu'il y a moins de CRS sur les plages que la sécurité baisse», répond-t-on au Service d'informations et de communication de la police (Sicop). «Les renforts saisonniers ont été maintenus et en terme de surveillance des baignades, un tiers des communes a fait appel à des sociétés privées pour recruter des maîtres-nageurs civils».

Source: lefigaro.fr

Note: nos futurs maitre-nageurs:

 

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