SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

20 juin 2016

On touche le fond: Vous prendrez bien un petit café pipe?

Projet — A Genève, un établissement d’un genre nouveau, mêlant café et fellation, devrait voir le jour d’ici à la fin de l’année.

Le concept du «café pipe» est en boîte, il ne manque plus «que» les autorisations et l’arcade. De préférence en plein centre-ville, du côté de Rive ou de la Rôtisserie. Et pourquoi pas rue du Rhône, l’une des plus chères de la Cité de Calvin? Bradley Charvet – ce n’est pas son vrai nom, mais il ne veut pas mélanger le business et la famille – et ses trois associés, à la tête de Facegirl, une petite entreprise de services érotiques basée à Genève, planchent sur le projet depuis des mois. Le concept? Il existe depuis vingt ans en Thaïlande et consiste, comme son nom l’indique, à se faire faire une fellation tout en prenant son… café. Le client choisit la fille sur un Ipad et s’assied au bar. «En cinq à dix minutes, tout est plié», sourit Bradley Charvet, soulignant que cette idée est tout à fait «novatrice» en Suisse romande.

Les tarifs? 60 francs le café, peut-être 5 francs supplémentaires pour un latte machiato. En tout cas pas de champagne, ni d’alcool fort. Quelques pâtisseries, des sandwiches et autres petits délices. Les horaires? De 6 h du matin à 20 heures.

Demande matinale

«Le café est un moment privilégié et rapide. Des études ont démontré que les hommes étaient plus performants au travail après avoir été satisfaits durant la matinée», assure Bradley Charvet. Qui présente son café comme étant le plus cher de Genève, ainsi que l’a relevé l’Agefi la semaine dernière. Cinquante francs pour une fellation? C’est dans les tarifs pratiqués ici.

Côté autorisations, le dossier est entre les mains de la police genevoise, qui l’a transmis au Département de la sécurité et de l’économie (DSE).

Et pour les femmes?

A priori, absolument rien n’empêche l’ouverture d’un tel café. «La personne responsable doit annoncer son établissement comme salon de massages auprès de la Brigade de lutte contre la traite des êtres humains et la prostitution illicite, en application de la loi sur la prostitution, le débit de boissons, l’hébergement et le divertissement», explique Caroline Widmer, secrétaire générale adjointe chargée de la communication auprès du DSE. Une inscription du patron et des filles en tant que prostituées auprès de la police, une autorisation de la part du Service du commerce et le tour est joué. Reste à savoir si la clientèle genevoise est prête à aller prendre café en prenant son plaisir sous le bar. «Il y a quinze ans, je vous aurais peut-être dit non. Mais les choses ont changé avec le web, qui a développé beaucoup de choses par rapport au sexe», assure Bradley Charvet. L’homme espère ouvrir son café d’ici à la fin de l’année.

A l’heure actuelle, aucune prestation n’est proposée pour la clientèle féminine. Mais Bradley Charvet est un homme élégant: il assure qu’il va y réfléchir.

Source: lematin.ch

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