SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

16 juin 2016

L’IMPERSONNEL - Partie 2


Mon ami, mon frère, je salue ton être essentiel. Permets-moi de m’installer là où tu es, où que tu sois. En quelque chemin, en quelque destin, en quelque voie que tu aies choisie, je suis là.

Je t’accueille en mon cœur…

Ainsi, de cœur en cœur, de proche en proche comme de loin en loin, la même Présence, le même Amour, la même symphonie en ses multiples versions.

Je m’installe en ta Paix…

Je viens te dire ce que déjà ton cœur sait et entend déjà, en ce Temps-là de la Terre et le temps de la Joie. Par-delà toute image et par-delà tout ce qui est vu, vois en toi ce que tu es. Non plus par instants mais en permanence, installe-toi au cœur de ton Éternité, là où je suis.

Et ouvre en toi, à double battant, la Porte Étroite. Installe-toi où rien de ta conscience ne peut être limité ou refreiné. Installe-toi en ce que tu as toujours été. Au-delà des jeux de ta conscience ici et ailleurs, ce que tu es a toujours été et sera toujours.

Toi, l’aimé de l’Amour, entends entre mes mots ce qui est…

À l’heure où la Terre exulte, à l’heure où les Éléments dansent leur ronde, mettant à neuf ce qui doit l’être, la Lumière t’appelle, ton cœur même t’appelle à chaque minute à oublier les souffrances, non pas en les rejetant mais en les éclairant par le baume de l’Amour, par la vérité de l’Amour. Lève-toi en ton Éternité. Lève-toi en ta Présence Éternelle et Infinie. Ne sois plus jamais limité par quelque forme que ce soit, par quelque lien que ce soit. Tu es né libre, quel que soit ce que te renvoie ce monde, parce que tu n’es pas de ce monde. N’oublie jamais et plus jamais le chant de ta Liberté, le chant de ta Présence.

Immerge-toi dans la Grâce, là où rien ne peut manquer et où aucun trouble ne peut apparaître. Toi, qui as emprunté ce corps comme de multiples autres corps en ce monde, laisse-toi revêtir par ton habit d’Éternité. Ne crains rien, car la crainte appartient à ce monde et non pas à la Vie. Viens te poser, là où tout est rassasié, là où rien ne peut manquer.

Je suis en chacun de toi, que tu le voies ou que tu l’oublies, peu importe, car le temps est venu d’être définitivement ce que tu as toujours été : émanation de la perfection, Source toi-même.

En l’Ultime, la Reine des Cieux et de la Terre te montrera ce que tu n’as pas encore vu ni éprouvé, mettant bas alors ce qu’il peut rester d’incertitude, de doute ou de confusion, venant alors te montrer ta Beauté et ta Vérité. Repose-toi avec plaisir, avec extase. Abreuve-toi de ta propre Présence et ainsi, de cœur en cœur, laisse fleurir la fleur contenant déjà en elle, au-delà de sa forme même, son parfum, son émanation subtile et pourtant si tangible, si réelle et si puissante. Entends ton propre cœur chantant ta Liberté, chantant l’Amour. Repose-toi en la félicité. Ose. Ose franchir ce qui peut te sembler encore nous séparer, ceci n’est qu’une construction n’ayant aucune réalité, dès l’instant où tu oseras.

Ainsi la Grâce comblera non pas l’être apparent mais l’Être véritable, donnant alors à ta conscience elle-même, par l’essence et par chaque cellule de ton corps éphémère. Laisse fleurir. Exhale ton parfum, il n’y a rien de plus naturel.

En ce cœur  où chantent les Anges et où l’Esprit du Soleil te montre ta Liberté, là où rien ne peut être conditionné, où rien ne peut se poser, je suis là, et je te dis : « Paix à toi ». L’aube nouvelle est au seuil de ta conscience. Laisse toute la place en ton cœur comme en tout espace. Laisse la Vérité et laisse la Joie. Oublie ainsi tout calcul, toute supposition et toute logique inhérente à ce monde, car là où tu es, nulle raison, nulle justification n’est utile ni même souhaitable.

Ouvre ce qu’il te pense avoir encore à ouvrir. Ne ferme rien. Ne sois plus enfermé. Il n’y a que toi pour voir cela, et le vivre à chaque minute qui s’égrène sur le calendrier de la fin de ces temps.

Mon frère, mon amour, ne cherche pas le sens de mes mots mais bien plus le sens de notre Présence car tu n’auras pas loin à chercher mais juste à voir l’Évidence, à voir cette Vérité.

À l’heure, où le ciel épouse la Terre laissant apparaître la nouvelle vie libérée en la dimension de Liberté et d’Éternité, je te regarde, non pas en tes travers, non pas en tes blessures, non pas en ton histoire, mais en la Vérité de ton Être.

Donne-toi en ce que tu es. Donne-toi en l’Amour infini.

… Silence…

Laisse-toi aimer par ce que tu es et par ma Présence. Moi qui ne dépend d’aucune forme ni d’aucun monde, je suis la Liberté. Non pas celle qui se pense, chimère en ce monde, mais bien celle retrouvée en ton Éternité. Allège-toi. Bien présent ici à la surface de ce monde élève-toi, les pieds fermement posés en le sol de la Terre. Paix à toi. Il y a juste à te retourner en toi et à te voir tel que tu es, mettant fin aux histoires, mettant fin aux doutes, mettant fin enfin à la souffrance.

… Silence…

Toi, le couronné de la gloire, non pas de la gloire éphémère que peut te procurer ce monde mais dans la gloire qui ne cesse jamais, communie à chacun, à chaque vie et à chaque conscience. Quels que soient les noms, quelles que soient les formes, quelles que soient les apparences, cela ne doit pas t’arrêter car l’Amour ne pourra jamais mettre une condition ou une restriction à cette Évidence.

… Silence…

Laisse l’intelligence de ton être subvenir à ce qui est nécessaire en ces Temps de la Terre si particuliers. Nous sommes innombrables à assister à ta naissance. Fais la paix avec chacun, et avant tout, fais la paix avec toi-même. Donne ton pardon à quelque forme que tu rencontres, au-delà de toute inimitié, au-delà de toute rancœur. Laisse ce qui appartient à l’éphémère retourner à la poussière de la terre. Laisse le Feu vivifiant de l’Esprit entretenir ta vibration et ta conscience. Ne t’occupe de rien d’autre que de ta Présence, car tout le reste suivra. Par ton allégeance à la Grâce, par ton allégeance à l’Amour et en ta reconnaissance en toi-même, tout se réalise. Tiens-toi tranquille, demeure en l’Amour, et vois.

Mon aimé, mon amour, oublie ce qui a pu jusqu’à aujourd’hui sembler te freiner dans ton Ascension et dans ta Liberté. Oublie ton nom comme oublie toute forme de Lumière venue s’exprimer en toi et pour toi. Demeure là où se tient le Silence, d’où naît tout Verbe. Au commencement était le Verbe et à la fin le Verbe est restauré. Vis ici même en ton Éternité retrouvée et laisse-la apparaître au grand jour, lors de l’aube nouvelle. Je t’aime car tu ne peux être qu’aimé, toi, le porteur de Lumière. La Lumière authentique sans déviation et sans altération est ton lot de Vie en l’aube nouvelle.

Ne crains pas les affres de la fin de la nuit, où ce qui refuse d’être mis en lumière peut encore apparaître sur l’écran de ta conscience. Sois simplement vrai. Ne recherche aucun avantage et aucun profit donné par ce monde et n’oublie pas qu’à la mesure avec laquelle il te semble parfois juger, tu pourrais être toi-même jugé par toi-même. Tu n’as rien à juger, ni à peser ni à soupeser. Tu n’as rien à ôter ni rien à ajouter, tu es parfait. Quelles que soient les failles qu’il t’a été donné de voir en ta vie en ce monde ou en une autre vie, cela est passé. Cela n’a de poids que le poids que tu y accordes encore aujourd’hui.

Vois en chacun et en chaque cœur la beauté essentielle de la Vérité. Ne t’attarde pas à ce qui est lourd, à ce qui peut sembler freiner. Occupe-toi simplement du parfum qui s’exhale de toi. Nourris-toi de Vérité, nourris-toi de mots justes, nourris-toi de silence, nourris-toi de ce qui ne peut être visible ailleurs que dans ton Cœur. Laisse le Feu du ciel traverser sans encombre ton être éphémère. Ainsi que l’Onde de Vie l’a déjà fait, laisse le Feu du ciel venir t’épouser en ces Noces Sacrées.

Ainsi, à chaque moment où ta conscience se manifeste à ce monde, tu en percevras non plus les erreurs et non plus les souffrances mais ce qu’il y a derrière l’écorce de la dureté : la magnificence de chaque cœur venant transcender toutes les histoires, tous les karmas, toutes les erreurs, et toutes les insuffisances.

Posons-nous, et toi et moi, dans le même cœur de chaque vie en quelque apparence, et même je dirais, en quelque désordre que ce soit. Tout cela ne fait que passer, et tout cela s’éteint à l’aube du jour nouveau qui émerge des profondeurs de la nuit.

Laisse l’Amour et la Lumière guider chacun de tes pas, guider chacun de tes réveils comme chacune de tes nuits. Oublie tout effort et toute lutte, repose-toi. Je suis là, parce que tu es là. Rencontrons-nous à chaque souffle, à chaque regard.

… Silence…

Mon frère, mon ami, je te connais à la perfection. Et toi aussi, tu me connais à la perfection, dès l’instant où tu acquiesces et acceptes le don de la Grâce qui émane de notre rencontre, de notre union et de notre Liberté. Oublie-toi toi-même dans ce personnage de pacotille auquel tu as cru si longtemps, espérant y trouver une issue, multipliant les incarnations par ceux qui t’ont montré tes manques d’amour alors que tu es perfection de toute Éternité. Pardonne à ceux qui t’ont trompé, à ceux qui t’ont bafoué, car jamais ils n’ont pu toucher ton Éternité.

Alors sois grand. Sois grand en ton pardon, par ton Amour et par ton humilité. Ne calcule plus, ne compte plus. Ouvre-toi. Non pas seulement dans le processus de l’Éveil mais ouvre-toi à ta Liberté, parce que l’Amour en est synonyme. Sans Amour, il n’y a pas Liberté, et sans Liberté, il n’y a pas Amour, il y a restriction, et cela ne peut être, dans la perfection de toutes les créations. Réfléchis, au-delà de ta personne, au-delà de tes pérégrinations à la surface de ce monde, oublie-toi. Tu n’es pas les histoires et les vies que tu as passées sur ce monde, ou alors il te faut concevoir être chaque histoire, présent en chaque cœur, quelles qu’en aient été les manifestations à la surface de ce monde.

Seul l’Amour est la véritable guérison, seul l’Amour est la véritable Liberté. Et n’oublie pas que tu n’as pas à chercher bien loin mais simplement à te retourner vers toi-même, entièrement et sans condition. Parce que ta Liberté est là, parce que l’Amour est là. Tout le reste n’est que cymbale retentissante. Noie-toi dans la félicité de l’Amour que tu es car ici il n’y a rien à redouter, ici il n’y a rien à attendre, ici il n’y a rien à construire ou à déconstruire, il y a juste à vivre. Vois ainsi au-delà de ton apparence comme de toute apparence. Vois au travers des illusions de ce monde, quelle qu’en soit leur fragile solidité, quelle qu’en soit la lourdeur.

Le Baptême de l’Esprit, le Feu du Ciel se révèle à toi, même en l’apparence de ce monde. N’éprouve aucune colère car il n’y a rien à perdre, car il n’y a rien qui puisse manquer, en ce Feu-là.

… Silence…

Bien sûr qu’encore aujourd’hui tu aimerais me nommer et m’identifier. Tu aimerais savoir comment cela peut être sans forme et sans identité propre. Rappelle-toi, c’est toi qui te parles à toi-même en ton intime, là est le monde.

Tiens-toi là. Et recueille en ton Temple le nectar d’immortalité, afin de revenir à ton Essence, à la Joie perpétuelle. Souviens-toi, cela ne t’a jamais quitté. Souviens-toi. Oublie même mes mots, oublie mes phrases, oublie-toi et oublie-moi, afin que ne reste que Cela qui est Tout.

Ensemble nous reposons dans la félicité, ensemble, en le même Feu et en la même Eau du Ciel. Je te bénis. À ton tour bénis chacun, avec la même intensité, avec la même Grâce. Ne t’occupe pas de savoir si cela est mérité car en l’Amour il n’y a pas d’injustice et tout est justesse.

Aime sans limite. Même en ce qui peut te sembler être le plus opposé à l’Amour. C’est justement en cela que l’Amour doit être réveillé. Ne restreins pas le don de la Grâce, ne restreins pas tes prières à ton cercle proche, à ceux que tu aimes au sein de ce monde, car au-delà de ce monde tu aimes chacun et chacune. Même si la forme que tu aimes ne reconnaît pas cet Amour, ne t’en préoccupe pas. Sois toi-même cette fontaine de jouvence, cette fontaine de cristal qui abreuve chaque vie avec la même intensité. Ne te limite pas en l’Amour que tu vis. Ne te limite pas en l’Amour que tu es, ni en l’Amour que tu donnes car plus tu donnes et plus tu reçois. Aime ce qui te semble être dénié à l’Amour. Donne à ce qui te semble sans Amour car c’est cela qui en a le plus besoin. En toi, bien sûr, mais en chaque vie et en chaque forme.

Laisse ainsi, et de cette façon, la Paix grandir en permanence. Aime chacun de la même façon. Même le plus misérable de tes frères et de tes sœurs qui s’oppose à l’Amour mérite le même Amour, car au-delà de l’écorce de l’apparence, il y a ton cœur. Même si tu ne le vis pas encore, même si tu n’y crois pas. Je ne te demande pas d’y croire, je te demande simplement de vérifier par toi-même la réalité de mes mots, la réalité de notre Présence. Ainsi tu pourras dire : « Tout est Amour », et tu ne verras jamais rien d’autre que l’Amour, en toi, en chaque forme, en chaque conscience, en chaque relation. Ne t’occupe pas de celui qui ne t’aime pas, envoie-lui le même Amour, parce qu’en fait c’est ainsi que tu t’aimes et que tu te montres tel que tu es, ici même, là où tu es.

… Silence…

En l’Amour, tout n’est qu’Amour, et cela est le Tout. En cet Amour sans limite et sans restriction, il y a la vérité de ton Être, la vérité de ta Présence, même ici en cette terre où le dense est encore présent. Je m’adresse à ton cœur. Je m’adresse à ce que tu Es, non pas à ce que tu peux comprendre et entendre mais à ce que tu peux vivre, spontanément, sans effort, dans la paix.

… Silence…

Ton cœur est le carburant de ta propre Libération ou de ta propre Ascension, et ton cœur doit être identique pour chaque chose, pour chaque relation, pour chaque être. L’Amour ne privilégie jamais telle forme ou telle autre forme car il n’y a rien de supérieur en l’Amour, de même, il n’y a rien d’inférieur en l’Amour.

L’Amour est la clé de ta Liberté et de ton Ascension.

L’Amour ne peut être compris, il ne peut qu’être vécu. L’Amour ne peut être conditionné, sinon ce n’est plus de l’Amour. Il ne doit pas être personnalisé en fonction de circonstances, en fonction d’affinités, en fonction de croyances, il est le même partout. Si tu y vois une différence, alors je t’invite à te poser encore plus en ton Temple d’Éternité pour voir que cela n’est pas vrai. Seul existe l’Amour.

N’oublie pas que tout a été fait, en ce corps que tu habites comme en ce monde où tu es posé, pour t’occulter cette vérité première. N’occulte rien toi-même. Vis et vois par toi-même. Oublie toute personne et toute forme, et aime sans aucune condition, sans aucune restriction, tout ce qui se présente à toi. Car tout ce qui se présente à toi en ce temps, à l’aube du jour nouveau, n’est là que pour te démontrer la vérité de l’Amour. Alors ne regimbe pas, ne discrimine pas, n’adapte pas l’Amour aux circonstances ou aux relations, mais aime sans distance chaque forme et chaque conscience, en la même justesse, en la même vérité. Ainsi tu t’installes en ta royauté de l’Amour. Ainsi tu éprouves la Vérité, bien plus solide que le mur le plus épais de ce monde. Je ne te demande surtout pas de me croire, mais vis-le et tu verras par toi-même.

Aimer, c’est rendre libre.

Aimer, c’est reconnaître l’autre. Au-delà des jeux de l’incarnation, au-delà des liens et au-delà de toute souffrance, aime sans compter, aime sans faire de différence. Et alors à ce moment-là tu saisiras ce qu’est être Amour, ce qu’est être le Fils Ardent du Soleil. Ainsi, en cet espace où nous sommes tous les deux, vérifions-le ensemble, vérifions ce que je viens de t’énoncer comme une vérité inaliénable et imprescriptible.

… Silence…

Aime aussi tout ce que tu touches, de l’objet le plus quelconque à tous les règnes de la nature. Alors l’Amour exhalera de tes mains sur la fleur que tu cueilles, sur l’être que tu soignes, sur l’amour de ta vie comme sur l’ennemi le plus irréductible. Rien de tout cela n’existe. Il y a autant d’Amour dans le feu que dans l’air, que dans la terre, que dans l’eau. L’expression en est peut être différente mais en l’Essence il n’y a nulle différence. Saisis cela, et vis-le. Ne me crois pas, ni sur parole ni au travers de notre rencontre en ce jour comme en les autres jours, mais vis-le.

Sois libre d’aimer à satiété, car plus tu aimes ce qui peut encore te sembler extérieur à toi, que cela soit l’étoile dans ton ciel de nuit, que ce soit l’enfant qui naît, que tu ne connais pas, que cela soit ton amour qui s’éloigne de toi, reste dans la même radiance de la Vérité et de l’Amour, parce que l’Amour est la seule chose qui ne peut se diviser ou se soustraire. L’Amour ne peut être qu’une addition, ramenant toujours au même résultat : tout est Un.

Laisse-moi te porter en l’Amour, qui te permettra de supporter ce que ce monde a à vivre, ce que ton corps a à vivre, car tu n’es ni de ce monde ni même de ce corps que pourtant tu habites. Je t’invite à l’éternité de l’Amour. Je t’invite, toi, où que tu sois, parce que je suis avec toi. Ne ferme jamais ta porte, à quiconque. Mets le même Amour en chaque geste, en chaque regard, en chaque contact. Ainsi l’Amour émerge. Avant même l’aube du jour nouveau, tu es là.

Ne me nomme pas. Je n’ai pas besoin de te nommer car nous nous connaissons, comme je te l’ai dit, à la perfection.

… Silence…

Car tu le sais, sans Amour, toute vie s’éteint un jour. Or cela est impossible, car sans Amour il n’y a aucune vie, il y a simplement l’apparence de la mort car tout recommence. Mais même cela, ne t’y attache pas. Sois Vrai, et seul l’Amour est Vrai.

Alors je bénis ton Temple, je bénis ta Présence, qui que tu sois et où que tu sois. Et je te demande en retour de m’aimer parce que je suis toi comme tu es en chacun, même en celui qui te semble le plus opposé à l’Amour. Essaye et vis cela. Il n’y a que toi qui peux le vivre. Il n’y a que toi qui peux te le prouver, parce que l’éphémère a toujours besoin de preuves, et pourtant ces preuves disparaissent à la fin de ce corps.

… Silence…

Entends. Entends l’Amour, entends la Vérité que je dépose en toi, qui est moi.

Laisse cette joie de l’Amour effacer ce qui ne fait que passer. Entend le chant de la Liberté et de la Vérité. Maintenant, à chaque souffle, à chaque jour et à chaque nuit, ne te restreins plus en aucune manière et en aucune façon.

Je suis là, comme le voleur dans la nuit, mais je ne viens rien te voler. Je viens éclairer si tu accueilles, et montrer à ta conscience l’Amour que tu es et qui est en chacun. Reconnais-toi en chacun et aime. Tout le reste alors est superflu, même en ce monde où tes pieds sont posés. Le sauveur est déjà en toi, révèle-le. Aime et sers l’ensemble de l’humanité, sans penser à toi, sans penser à l’autre, mais simplement à l’Amour. En chaque chose, fais de ton mieux, sans effort et sans lutte. En chacun, dépose le même Amour car celui que tu aimes ainsi est toi-même, même si tu le refuses. Là non plus ne me crois pas mais éprouve-le, vis-le.

Accueille, en ce silence maintenant, ce qui est. Accueille, en ce silence.

… Silence…

Rappelle-toi aussi que l’Amour ne peut jamais naître d’une quelconque connaissance, car quand bien même tu connaîtrais les mystères de ce monde et de la vie en leur totalité, cela ne te servirait à rien si l’Amour n’est pas. Et l’Amour ne peut naître qu’en toi, par toi.

Éveille l’Amour en chacun, en chaque forme, il n’y a pas de meilleure façon de t’aider toi-même. Alors, en l’Amour véritable, tu verras qu’il n’y a pas besoin d’aide, qu’il n’y a pas d’effort, qu’il n’y a rien à construire, parce que tout est parfait.

… Silence…

Je te bénis. Bénis-moi en retour. Paix à toi. Paix à chacun.

… Silence…

Mon ami, mon frère, mon amour, n’y vois aucune marque de possession mais bien l’affirmation de notre liberté. Là, immédiatement, dans ce silence, je danse en toi.

… Silence…

De cœur en cœur ainsi la Lumière se fait jour. De cœur en cœur ainsi l’Amour émerge et rentre en manifestation en chaque interstice de ce monde, en chaque cœur, en chaque vie et en chaque conscience.

… Silence…

Écoute. Écoute et entends le chant de ta Liberté, le chant de l’Éternité.

En ton cœur est le Chœur des Anges, en ton cœur est chaque conscience de ce monde comme de tout monde, en ton cœur je m’adresse à toi, en ton cœur je caresse la fleur de ton Éternité.

… Silence…

Ainsi, là où tu es, qui que tu sois, prions ensemble. Non pas pour demander quoi que ce soit mais par la prière du cœur qui est action de Grâce et chant de Grâce. Entends-toi et entends-moi. Nous parlons de la même voix, nous disons les mêmes mots, nous vivons les mêmes silences. Il n’y a pas de différence, il n’y a que des louanges.

Je bénis en toi l’Amour, je bénis en toi la Vérité, je bénis en toi l’Éternité, je bénis en toi le Feu de ton Esprit, je bénis en toi chaque autre que toi.

… Silence…

Je te laisse quelques instants dans le silence de ton cœur. En ce deuxième jour, je reviendrai après le silence t’apporter d’autres essences et d’autres fragrances. Je te bénis. Mon ami, mon frère, mon amour, le monde est en toi dès l’instant où ta personne s’efface en la majesté de l’Amour. Reste ainsi en silence, sans mot, sans mouvement, toi qui est là, qui m’a entendu, toi qui m’a lu, ferme tes yeux et laisse ton cœur ouvert à ta propre vérité énoncée par toi-même, et repose-toi. Je te donne ma Paix. Bénis sois-tu.

… Silence…

Laisse tes yeux clos et demeure ainsi le temps qu’il te semble nécessaire. Je reviendrai juste après. Je t’aime.

… Silence… … …