SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

14 juin 2016

Le Japon en alerte après plusieurs attaques mortelles d'ours

Les autorités de la préfecture d'Akita, dans le nord du Japon, recommandent la plus grande prudence après la découverte en moins de trois semaines de quatre cadavres de personnes tuées par un ou plusieurs ours.

Les quatre corps retrouvés depuis le 21 mai dernier représentent à eux seuls la moitié des morts par attaques d'ours enregistrés dans la région entre 1979 et 2015 ont indiqué les autorités japonaises le lundi 13 juin. La veille, la police avait annoncé la découverte du corps d'une femme de 74 ans avec des blessures graves causées vraisemblablement par un ours. 

Le cas de cette femme s'ajoute à trois autres impliquant des hommes et qui ont tous été retrouvés morts dans la même zone et dans des circonstances similaires. En raison de la fréquence de ces attaques et de leur proximité géographique, les experts supposent qu'elles ont toutes été commises par le même animal mais rien jusqu'à présent n'est venu confirmer cette hypothèse.

Les animaux ont pu «s'habituer à la viande humaine»

«En goûtant de la chair humaine pour la première fois, ces animaux ont peut-être découvert qu'il s'agissait-là d'un aliment potentiel» a indiqué à l'agence de presse Kyodo Takeshi Komatsu, vétérinaire et conseiller pour la région d'Akita. «Toutes les victimes ont été recensées dans des zones boisées, les mêmes où se trouvent les pousses de bambou et autres plantes comestibles, qui font partie du régime alimentaire des ours», a-t-il ajouté.

Les autorités ont déjà installé des dizaines de pièges à ours dans ces zones situées à proximité de territoires densément peuplés. Malgré cela, les observations d'ours se multiplient. Depuis le début de l'année, près de 1.200 ont été recensées. De nombreuses apparitions qui s'expliquent par la migration des ours en quête d'une nourriture qui se raréfie.

Kazuhiko Maita, directeur de l'Institut de recherche et de protection des ours asiatiques a indiqué au journal japonais Yomiuri Shinbun que le plus grand risque est d'être attaqué par des ours adultes, dont la taille peut dépasser 1,5 mètres, pendant les mois d'été et d'automne. Il a en outre précisé que les femelles pouvaient être particulièrement agressives en présence de leur petit.