SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

30 mars 2016

Deux avions par an déversent leur kérosène dans le ciel alpin

Soixante-dix tonnes de kérosène déversées sur les Alpes et le Jura par un Boeing 747 dimanche soir (lire nos éditions d’hier). Livrée de façon brute, l’information est quelque peu angoissante, d’autant qu’elle semble revenir à intervalles réguliers dans l’actualité régionale. Sans être de routine, ces délestages sont tout de même encadrés.

Deux délestages en moyenne par an

De 2012 à 2015, l’espace aérien suisse (auquel le ciel de notre région appartient, des Hautes-Alpes à la Haute-Savoie) a connu deux opérations de délestage annuelles, une par an entre 2010 et 2012 et cinq en 2009 (détails ci-contre). C’est à la fois peu et beaucoup.

« Les compagnies n’utilisent la procédure qu’en cas d’urgence, ne serait-ce que pour des raisons économiques. 70 tonnes de carburant, comme dimanche, cela coûte très cher ! » explique Vladi Barrosa, responsable presse de Skyguide, le contrôle aérien suisse.

Le ciel de notre région, le plus encombré d’Europe
Si le total peut apparaître faible, c’est un chiffre qui est tout de même assez élevé car le ciel de notre région est le plus dense d’Europe, au carrefour des routes Est-Ouest et Nord-Sud. À proximité de grands aéroports intercontinentaux comme Zurich, Milan et Francfort, il est en outre particulièrement complexe. « 70 % des appareils montent ou descendent » rappelle Vladi Barrosa.

Seuls les gros-porteurs délestent

La procédure ne concerne que les longs courriers contraints de se poser pour des raisons techniques ou humaines peu après le décollage.

La plupart des gros-porteurs ne sont en effet pas faits pour atterrir avec le poids du carburant pour 12 heures de voyage, comme le Paris - Île Maurice de dimanche.

Les A320 ou les 737 qui effectuent des routes en Europe ne recourent pas à ce type de délestage car le kérosène ne constitue qu’une faible masse pour les appareils.

D’ailleurs, ces avions ne sont même pas équipés des pompes qui permettent de vaporiser le carburant en fines gouttelettes.

La décision est celle du commandant de bord

La décision de délester appartient au seul commandant de bord, maître de la sécurité. « Nous ne faisons qu’indiquer un espace aérien où il n’y a pas d’autres avions et nous enregistrons l’opération » note Vladi Barrosa. Les recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) stipulent que « la vidange de carburant en vol doit être effectuée, dans des zones faiblement urbanisées et à une hauteur qui ne doit pas être inférieure à 2000 mètres ». Le 747 de Corsair était largement dans les clous : il a effectué l’opération à 6900 mètres d’altitude, dimanche soir.

Il n’y aurait pas de conséquences pour l’environnement…

C’est la question la plus importante. Les nombreuses études sur le sujet indiquent que le délestage n’aurait pas de conséquences importantes sur l’environnement. Du fait de l’altitude, « 90 % du carburant s’évapore. Les composés organiques volatils issus de l’évaporation subissent des processus photochimiques produisant au final de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone » synthétise la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) française.

Les 10 % restants ? « La quantité de carburant atteignant le sol ou l’eau est de quelques milligrammes par mètre carré » indique la DGAC dans le pire des cas, sans doute moins dimanche car l’opération s’est faite à haute altitude. Et un autre paramètre joue. « L’avion a éliminé 2 tonnes par minutes, soit environ 35 minutes pour l’opération ».

Vu sa vitesse, cela représente une zone géographique qui va des Alpes italiennes au nord du Jura, via le Valais, la Haute-Savoie et le Léman, et donc une grande dispersion.

Source: ledauphine.com

Note: Est-ce qu'ils délestent réellement du kérosène, ou est-ce qu'ils prétextent que c'est du kérosène parce qu'ils se sont fait prendre la main dans le sac en train de vaporiser des produits chimiques (Chemtrails)?

Ensuite, je ne crois pas trop cette histoire d'avion qui ne peut pas atterrir avec son poids de décollage. Toute panne survenant au moment du décollage forcerait l'avion à se reposer immédiatement, et ça, sans faire de délestage, et pour toute sorte d'appareils. Je vois mal des gros porteurs (ou autres) prendre le risque de tuer tout le monde (soit 300 personnes) à chaque décollage parce qu'ils ne peuvent pas atterrir sans délester auparavant... c'est n'importe quoi.

Et pour finir, - mais ça, ça n'a rien à voir avec l'aviation - le fait de dire que 70 tonnes de kérosène déversées dans la nature est sans incidence pour l'environnement, c'est vraiment prendre les lecteurs pour des nouilles.