SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

8 octobre 2015

Philippe Verdier, monsieur météo de France Télévisions, est-il climatosceptique ?

Sa voix est immédiatement reconnaissable. Philippe Verdier, monsieur météo de France Télévisions, ne nous parle plus de la pluie et du beau temps, mais du climat. Finis les propos rassurants sur les prochaines intempéries, la bande-annonce de son livre Climat Investigation, paru le 1er octobre aux éditions Ring, affiche des tons clairement conspirationnistes :

Pour celui qui établit les bulletins météo de France 2 depuis 2011 et qui est devenu chef du service météo de la chaîne l'année suivante, un ciel d'orage nous menace :



« Nous sommes otages d’un scandale planétaire sur le réchauffement climatique, une machine de guerre destinée à nous maintenir dans la peur. A la base, il y a les scientifiques manipulés, politisés, de la corruption, des scandales sexuels puis des politiques qui ne servent que leur image et leur soif de pouvoir, des médias aveuglés qui s’emballent et censurent sous la pression de leurs actionnaires […], des ONG mercantiles et des religions en quête de nouveaux credo. »


TEASER OFFICIEL - CLIMAT INVESTIGATION... par Editions_Ring

Ouch ! Il va falloir acheter des paratonnerres anticomplotistes.

Verdier ne ferait-il donc plus les yeux doux aux cumulus, mais aux climatosceptiques ? Un extrait de son ouvrage l'accuse directement, selon Télérama :

« Nous sommes indubitablement sur un plateau du réchauffement et la variabilité cyclique du climat ne nous permet pas d’envisager si le rythme naturel va demain nous entraîner vers une baisse, une stagnation ou une hausse. »

Interrogé sur le plateau de C à vous, Philippe Verdier récuse : "Dès que vous avez une parole un petit peu différente du discours général sur cette question-là, vous êtes immédiatement taxé de climatosceptique". Il appelle à "prendre un peu de distance" avec les rapports du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, faussés, selon lui, par leur recherche d'un consensus scientifique international et l'influence de la sphère politique.

Climat et météo, c'est peut-être le même objet d'étude, mais sous une temporalité différente : un événement météorologique se déroule sur une heure, ou une semaine. La climatologie s'intéresse, elle, aux évolutions sur un temps long,  plusieurs dizaines ou centaines d'années. Climatologues et météorologues ne font pas les mêmes études.

D'ailleurs, Philippe Verdier a repris les siennes en 2009 en suivant un master en Développement durable à l’université Paris Dauphine, révèlent les Inrocks. Il expliquait alors vouloir “aller décrypter un petit peu plus loin que ces histoires de thermomètres qui commencent à s’emballer, et parfois on ne comprend pas grand-chose et ça peut faire peur”.

Son mémoire a porté sur le thème du “changement climatique et le rôle des médias”, et a servi de "colonne vertébrale" à son livre, selon le magazine.

Devrait-on lui suggérer de redoubler ?

Proposé par Jean-Claude