SOYEZ PRÊTS
Tous les signes sont là, si vous ne le voyez pas et si vous ne le vivez pas, c’est que vous n’avez pas à le vivre. Mais ça ne changera rien à ce qui va se produire sur terre. C’est irrémédiable, irrévocable et c’est maintenant. O.M.A.

4 octobre 2015

France : les citoyens égaux devant la loi, les hommes d'État au dessus


Pour les simples citoyens comme vous et moi, les paiements en liquide sont désormais limités à 1000 euros. Ce n'est pas pratique, sauf pour le gouvernement à qui une telle mesure permet de contrôler les transactions : chèques, virements et règlements par carte bancaire sont aisément traçables, d'autant plus que les banques sont tenues de signaler tout mouvement suspect. Au cas où limiter les paiements en cash ne suffirait pas, les commerçants devront également s'équiper de logiciels anti-fraude


Il faut également déclarer à peu près tout ce que l'on fait : son activité professionnelle principale, mais aussi les divers compléments de revenus obtenus notamment via AirBnB, Uber, Leboncoin et consorts. Et l'État prélève évidemment sa part, même s'il n'a absolument rien fait.

Mais pour les hommes d'État et les politiciens, des règles différentes s'appliquent. Certains se font parfois surprendre avec d'importantes sommes en liquide (350 000 euros en un seul voyage pour Boris Boillon), évidemment obtenues légitimement et évidemment en cours de régularisation. D'autres peinent à justifier des factures et les versements mensuels ayant servi à les payer (12 000 euros par mois pour Claude Guéant). 

Parce que l'État, qui limite les paiements en liquide, ne s'en prive pas : les budgets discrétionnaires sont légion, et pas seulement au ministère de l'intérieur. Les rétrocommissions, bakchichs et autres enveloppes apportent un coup de pouce bienvenu à des rémunérations et indemnités déjà élevées et à des budgets de campagne pourtant pris en charge par le contribuable.

Les hommes d'État ne se privent pas non plus pour demander le respect de leur vie privée et dénoncer les écoutes dont ils sont victimes. Quand le président de la république est écouté par le renseignement américain, c'est de l'espionnage. Quand d'anciens responsables politiques (Claude Guéant ou Nicolas Sarkozy, par exemple) sont écoutés par la justice, c'est une instrumentalisation. Mais quand les citoyens sont surveillés, c'est de la lutte contre le terrorisme.

Tous les moyens sont bons pour traquer les évadés fiscaux. Même l'utilisation de données volées, obtenues et exploitées illégalement. Mais pour consulter les déclarations de patrimoine de nos élus, il faut prendre rendez-vous, et il est interdit de prendre des notes, photographier, enregistrer, ou d'en parler à qui que ce soit.

Les contrôles fiscaux ont la réputation d'être impitoyables. Mais quand une ministre se fait pincer pour avoir sous-estimé sa déclaration de patrimoine - c'est-à-dire pour avoir menti - elle est relaxée. Yasmina Benguigui a été condamnée, puis dispensée de peine, parce que le tribunal la trouvait sympathique. Les artisans et indépendants affiliés au RSI ne bénéficient pas de la même clémence que des députés atteints par le mensonge chronique et la phobie administrative comme Thomas Thévenoud.

Quand un citoyen lambda rapporte son verre au bar, l'URSSAF intervient de façon musclée et condamne l'établissement à 9000 euros d'amende pour travail dissimulé. Mais quand un ancien maire et président de la république est reconnu coupable pour plus de 20 emplois fictifs, il est condamné à de la prison avec sursis, comme ses coprévenus. La peine, elle aussi, est fictive.

Ceux que l'on appelle encore parfois (non sans ironie) serviteurs de l'État se comportent et sont traités comme ses maîtres. Que cela fait-il de vous et moi ?

Source: fr.sott.net

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